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samedi, 17 novembre, 2018
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Le CEIL enregistre une demande croissante : Engouement pour l’apprentissage des langues étrangères à Biskra

04 novembre 2018 à 0 h 00 min

Pour cette rentrée, le Centre d’enseignement intensif des langues étrangères (CEIL) du pôle de Chetma, de l’université Mohamed Khider (UMK) de Biskra, ouvre ses portes aux enfants de 10 à 14 ans voulant apprendre le français et l’anglais.

Des sessions d’apprentissage pour les élèves du primaire et du moyen, encadrés par des enseignants certifiés utilisant des méthodes modernes et ludiques et des programmes étudiés, tels que Decibel, pour la langue de Molière, et Let’ s go, pour celle de Shakespeare, viennent étoffer les offres de formation du CEIL de Biskra lequel se place parmi les plus dynamiques, actifs et innovants du pays. Pour seulement 1000 DA par mois, les bambins sont accueillis, les mardis après-midi, dans un cadre agréable pour apprendre à parler, écrire et lire les langues française et anglaise, a-t-on constaté. «Nous avons initié cette formation pour les juniors afin de répondre à une demande des parents souhaitant que leurs enfants acquièrent et maîtrisent ces langues de manière précoce et qu’ils puissent surtout les parler sans accent et sans bafouiller. Ces sessions visent à doter les enfants de compétences à l’oral, en compréhension des textes de différentes typologies et aussi en expression écrite. Nos programmes sont conformes aux prérequis européens et au curricula national, axés sur les perspectives actionnelles et une démarche communicationnelle. Je me réjouis du succès de cette première session et de l’engouement des enfants invités à une sorte de recréation linguistique une fois par semaine. C’est une première encourageante qui vient couronner les efforts de plusieurs années pour diversifier nos offres de formation en langues étrangères», souligne Nabila Bedjaoui, coordinatrice pédagogique au CEIL de Biskra. Du côté de la direction de cette structure flambant neuf, le ton est aussi à la satisfaction, car le centre tourne désormais à plein régime, indique-t-on.

Rupture inexpliquée d’une convention

Il compte 1600 adultes inscrits pour cette session en langues française, anglaise, italienne, espagnole, allemande ou turque. Des conventions avec Sonatrach et de grosses entreprises privées et des administrations publiques ont été signées pour former leurs personnels dans différentes langues. Un groupe de 200 nouveaux doctorants de plusieurs filières académiques et techniques, tenus en vertu des textes réglementaires de maîtriser au moins une langue étrangère en sus de la langue arabe, se sont inscrits pour s’initier essentiellement à l’anglais et au français, tandis que le personnel du CEIL connaît une stabilisation augurant d’une efficacité et de résultats des plus remarquables, note-t-on. «Evidemment, notre ambition est de produire de bons locuteurs dans les langues étrangères et de permettre à tous les types d’apprenants, étudiants, fonctionnaires, commerçants et femmes au foyer, de bénéficier d’une solide formation au CEIL. La demande est conséquente et l’engouement est certain. En coordination avec le rectorat de l’UMK, nous appliquons un canevas de travail rigoureux. Après des années d’efforts pour remettre le CEIL de Biskra sur pied, nous arrivons à une vitesse de croisière nous permettant de réfléchir à un éventail de nouvelles offres d’apprentissage à la carte ou individualisées», ajoute Ali Madouni, directeur du CEIL de Biskra.

Seule ombre au tableau, celui-ci n’arrive pas à résoudre l’affaire de la convention entérinée en 2015 avec la direction de l’éducation de Biskra, à la suite de quoi des dizaines d’enseignants du moyen et du secondaire avaient bénéficié d’une session complète de 8 mois inscrite dans la formation continue et le recyclage des professeurs de français et d’anglais et pour laquelle le CEIL n’a jamais été rémunéré, laissant ses collaborateurs et personnels de l’époque sur le carreau. «Selon la convention signée avec la direction de l’éducation de Biskra en application des directives de la ministre de l’Education nationale, nous avons offert aux enseignants d’anglais et de français des cours de renforcement de leurs connaissances linguistiques et culturelles dans ces deux langues afin d’améliorer leurs performances et celles de leurs élèves en classe.

Pour ce faire, nous avons fait appel à des spécialistes et à des compétences pédagogiques avérées pour concocter un programme répondant aux besoins identifiés et étalé sur 3 ans. Après une année, cette convention a été gelée sans préavis ni explications. En dépit de nombreux courriers et réclamations, il semble que nous ne puissions pas être payés et ainsi solder nos dettes auprès de nos collaborateurs pour le travail accompli, lequel avait recueilli l’approbation des enseignants qui en ont profité pendant une année. Si aucune réaction ne nous parvient de la tutelle en question avant 2019, nous allons porter cette affaire devant le tribunal administratif de Biskra pour recouvrer notre dû. Cette affaire me reste au travers de la gorge comme un os dans le cachir», confie notre interlocuteur, lequel est aussi docteur et professeur en droit pénal à l’UMK.

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