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Des plaques de signalisation truffées d’anomalies

30 janvier 2017 à 10 h 00 min

Al’instar de beaucoup de villes algériennes, voire toutes, Biskra est envahie de plaques et de panneaux de signalisation, dont la fonction est évidemment d’indiquer le nom d’une voie, l’emplacement d’une entreprise où d’un établissement, ou la présence d’un prestataire de service privé ou étatique. Il va de soi que ces indicateurs spatiaux facilitent le repérage et la circulation routière pour les usagers de la voie publique et d’autres administrations et institutions devant connaître l’emplacement des bâtisses, des artères et des habitations.

Le nom d’une rue, d’un boulevard, d’une avenue, d’une route, d’une place, d’un chemin ou d’une allée est un odonyme dont la transcription, la forme, la police et le support s’inscrivent dans le domaine de la toponymie. Un répertoire des noms de lieux en géographie, et plus généralement dans le domaine de l’onomastique relevant de l’étude des noms propres.

«A Biskra, il semble que l’anarchie et la négligence orthographique caractérisent la pose et la confection des plaques de signalisation, dont certaines sont truffées d’erreurs et d’anomalies dénotant un travail approximatif et médiocre de la part des secteurs concernés», relève Mohamed Moussaoui, directeur de l’Agence algérienne de l’aménagement du territoire (ANAT) de Biskra. Pour étayer ses affirmations, celui-ci cite plusieurs exemples. Sur la route de l’aéroport international Mohamed Khider, une plaque indique «aérogare», ce qui est erroné. Plus loin, une autre précise «Maison cantonnière sur 1km» au lieu de «à 1 km»,  sur la RN3, on peut lire «Kentra», au lieu d’El Kantara, la «Rue des Frères Saouli» devient «Rue Frère Saouli».

Un singulier qui transforme complètement le sens de l’indication, étant entendu qu’aucun des frères Saouli, martyrs de la Guerre de Libération nationale n’a jamais été prêtre, moine ou adepte du christianisme. Le boulevard Emir Abdelkader, traversant la ville de Biskra du nord à l’est a été rebaptisé «Rue El Moukaoum El Amir Abdelkader 1807-1883». Cette odonymie comporte deux erreurs. Non seulement on réduit la stature de ce personnage historique dans sa dimension de chef d’Etat en usant du terme de simple Moukaoum, au lieu de recourir au mot français de Résistant, mais en plus, la transcription du mot arabe en lettres latines semble incorrecte. Au lieu de dire Echahid, comme lu sur plusieurs plaques, n’est-il pas plus judicieux de dire Martyr, puisque le terme existe, sinon pourquoi faire des plaques bilingues. Ce ne sont là que quelques anomalies et erreurs recensées par notre interlocuteur.

Nous passerons sur les inscriptions apposées par certains professionnels et artisans près de leurs locaux, lesquelles sont illisibles, comme le fameux Chabmon, pour «Réparateur de pots d’échappement» ou «Radatour» pour celui des «Radiateurs d’automobiles». «Les responsables de l’APC et de la DTP peuvent se référer au Journal officiel consignant les noms des lieux et des métiers pour éviter ces incorrections agressant l’œil et la raison», conclut notre interlocuteur.
 


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