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Dégradation du cadre de vie à Djemorah (Biskra) : Des jeunes se révoltent

07 août 2019 à 8 h 30 min

Chauffés à blanc par la dégradation inexorable de leur cadre de vie et par l’inertie et les atermoiements du conseil municipal qu’ils accusent d’être une instance «inutile, budgétivore et seulement préoccupée par ses dissensions internes», des dizaines d’habitants de la commune de Djemorah, au sud des Aurès, à 36 km au nord de Biskra, se sont rassemblés, lundi, devant le siège de l’APC de Djemorah, pour en bloquer l’entrée principale et exprimer l’ampleur de leur désarroi, leurs déceptions et leurs attentes, a-t-on appris de sources fiables.

Sans gêner la circulation routière sur la RN87 traversant cette agglomération et qui permet de rejoindre Batna et Arris par une voie sillonnant des ravins escarpés et des jardins de montagne, les protestataires, auxquels sont venus se joindre des jeunes des localités de Beni Souik, Maourou et Guedila, ont expliqué que la vie dans cette contrée est de plus en plus difficile, marquée par la stagnation dans tous les domaines et la propagation de fléaux sociaux, que les autorités publiques semblent avoir baissé les bras et que celles-ci se distinguent par une absence et un effacement inédit dans les annales de cette commune, connue pour le sacrifice de ses enfants durant la guerre de Libération nationale. «Dans cette région, rien n’a été réalisé depuis des décennies. Nous menons la même vie que celle de nos parents.

Les jeunes sont livrés à eux-mêmes. Aucun moyen de distraction, de culture, de loisirs, ni d’infrastructures sportives. De plus, l’eau potable coule parcimonieusement dans les robinets des foyers, alors que l’unité de mise en bouteille d’eau minérale et les agriculteurs n’en manquent pas. Les coupures de courant nous gâchent quotidiennement la vie.

Le centre de Djemorah est un immense chantier, dont les travaux ne se terminent jamais, avec l’ancien cimetière désaffecté qui pâtit d’une opération de curetage et de nivelage pour en faire une zone constructible. La crise de logement taraude l’esprit des jeunes, lesquels n’ont d’autre alternative que de partir grossir les cohortes de citadins à Biskra, Batna ou ailleurs. Nos élus semblent tétanisés et complètement à côté de leur sujet, donc il vaut mieux qu’ils s’en aillent», ont rapporté les manifestants, lesquels réclament la présence du wali pour mettre fin à cette révolte contre les représentants municipaux.


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