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Biskra : Grève des agents des corps communs de l’éducation nationale

13 décembre 2018 à 10 h 00 min

Au deuxième jour de la grève des agents des corps communs de l’éducation nationale, des dizaines de membres de cette catégorie de travailleurs se disant méprisés par un statut flou et des salaires en deçà des besoins de base, se sont rassemblés hier matin devant le siège de la direction de l’éducation de Biskra, a-t-on constaté.

Dans un communiqué transmis à la presse, le Syndicat national des corps communs et des ouvriers professionnels de l’éducation nationale (SNCCOPEN), qui chapeaute ce mouvement, rappelle que ces fonctionnaires subissent nombre de désagréments et d’avanies dus au refus de la tutelle de prendre en charge leurs doléances maintes fois exprimées par les voies réglementaires.

«Pour faire entendre notre voix, la direction nationale du SNCCOPEN a adopté un nouveau mode de protestation consistant à organiser des grèves cycliques touchant à chaque fois 5 wilayas du pays. Nous sommes des esclaves touchant 17 000 DA par mois.

Nous revendiquons une augmentation des salaires et le droit de bénéficier des œuvres sociales du secteur. Nous dénonçons aussi les réquisitions abusives et les attitudes irrespectueuses de certains directeurs d’établissements scolaires. Nous avons des conditions de travail complètement à l’opposé des normes définies par le Bureau international du travail (BIT)», déplore Rachid Dehili, président du bureau local Snccopen.

«Pourquoi sommes-nous méprisés à ce point? Pourquoi n’avons-nous pas le droit aux 4 heures hebdomadaires pour étudier à l’université, comme nous en offrent la possibilité les dispositions légales ? Pourquoi n’avons-nous pas de représentants dans la commission paritaire des œuvres sociales ?

Pourquoi aucun laborantin n’a été intégré depuis 2012, et cela en dépit des textes de loi ? Nous sommes les corps opprimés et les hommes à tout faire dans ce pays», tonne Ahmed Chaouki, un autre syndicaliste s’exprimant au nom des 3 000 agents des corps communs de Biskra.

Au niveau national, ceux-ci seraient forts de 200 000 individus sans lesquels le fonctionnement des établissements scolaires serait fortement hypothéqué, puisque ce sont eux qui s’occupent du gardiennage, du nettoyage, du jardinage, de la maintenance, de la réception des visiteurs et d’autres tâches, relève-t-on. 

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