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mardi, 07 décembre, 2021
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Nouveau scandale à la DTP de Batna

07 janvier 2021 à 9 h 26 min

Le petit scandale révélé à la direction des travaux publics de Batna pourrait lever un coin de voile sur un réseau local de corruption.

Deux cadres, le directeur de la subdivision de la daïra de Batna et une ingénieure exerçant dans le même service, ont été suspendus de manière conservatoire en attendant l’issue de l’enquête ouverte à leur encontre.

On reproche à l’ingénieure d’avoir touché la totalité de son salaire et toute la prime de rendement alors qu’elle était en voyage à l’étranger durant cinq mois (de août à décembre 2020). Après moult alertes des employés du service, la police a ouvert la semaine passée une enquête préliminaire pour déterminer les responsabilités dans cette affaire, rapporte le quotidien régional L’Est républicain. Une affaire qui ressemble à l’identique à celle qui a secoué récemment l’hôpital Bachir Mentouri de Kouba, mettant en scène une femme-médecin absente de son poste de travail 18 mois durant sans que son salaire ne soit amputé.

Ce n’est pas la première fois que la subdivision des travaux publics de la daïra de Batna est au centre d’un scandale. En janvier 2019, l’Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC) avait demandé l’intervention du ministre des Travaux publics pour envoyer une commission d’enquête sur une tromperie à grande échelle dans le revêtement des routes dans la commune de Batna. «Des travaux réalisés à la va-vite et rafistolés, en violation des règles techniques et réglementaires, avec pour conséquence la dilapidation de l’argent public à ciel ouvert, dès l’élaboration de la fiche technique du projet à l’attribution du marché et jusqu’à la réalisation des travaux», pouvait-on lire dans le communiqué reproduit dans nos colonnes.

Les ingénieurs et techniciens ayant lancé l’alerte à l’époque incriminaient aussi l’ingénieure citée plus haut, qui à dirigeait la subdivision en ce temps-là. Selon le communiqué de l’AACC, le wali de Batna à l’époque, Abdul Khaleq Sayouda, «aurait demandé par le passé au directeur des travaux publics de la wilaya de mettre fin à ses fonctions et de ne plus lui confier de poste de responsabilité, et ce, pour incompétence avérée, instruction non exécutée». Manifestement, ses instructions n’ont pas été respectées.

En revanche, les lanceurs d’alerte ont tous été «punis» par des mutations. De quoi soulever des interrogations sur l’impunité dont jouit l’ingénieure incriminée et les raisons de son immunité.


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