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Retour en force de l’informel à Annaba : Une véritable plaie béante

26 avril 2021 à 9 h 16 min

Annaba maintient son statut de ville sale. À constater le retour en force des charrettes de fruits et légumes, des vendeurs à la sauvette de vêtements, des ustensiles et autres objets de ménage dans la ville.

Les gens se bousculent devant ces vendeurs qui squattent quotidiennement les trottoirs, de souk El Hattab et tout le quartier de la Colonne, en face de la statue de la gazelle, la rue Larbi Tebessi (ex-Bouscarin), Haï El Abtal et La Plaine Ouest. Les riverains se plaignent, se disant excédés par les nuisances occasionnées au quotidien.

Malgré les importantes saisies qui ont été opérées lors des différentes descentes de la police, le phénomène persiste toujours en ce mois de Ramadhan. «En hiver, la chaussée devient glissante, et encore plus avec les ordures que laissent les vendeurs de légumes, sans parler des odeurs nauséabondes et de leurs corollaires, les moustiques et autres bestioles nuisibles», déclarent les habitants de ces cités.

À l’insalubrité des lieux s’ajoute le comportement indécent des vendeurs à la sauvette, notamment à l’encontre des jeunes filles qu’ils agressent verbalement à chaque passage. «Ils imposent leur diktat à tous, y compris aux usagers de la route qui doivent slalomer pour se frayer un passage», ajoutent des riverains.

L’incivisme de certains marchands qui dégagent la galère en cas de réclamation proférée par les habitants n’est pas en reste.
Cependant, il est de notoriété que pour apporter une solution à ce phénomène et désengorger le centre-ville et les cités périphériques, la wilaya a réalisé des marchés de détail de 50 places chacun.

Bâtis depuis 2009, ces espaces commerciaux situés dans les cités 5 Juillet 1962, Oued Edheb, 8 Mai 1945, Bouzered Hocine et Oued Forcha sont boudés. A ce jour, la plupart de ces infrastructures, construites à coup de millions de dinars, sont abandonnées sans que les pouvoirs publics ne se soucient de leur devenir.

Les commerçants refusent de s’y installer, car, selon eux, l’endroit est inapproprié. «Je préfère vendre sur le trottoir pour cibler et accrocher les passants ainsi j’aurai la certitude d’écouler mon produit», nous a déclaré un vendeur à l’informel à la cité la Colonne.

Hormis l’informel, les gardiens de parkings sauvages sont nombreux dans la commune d’Annaba. La plupart des avenues et des boulevards sont aussi squattés par de jeunes chômeurs. Ces derniers obligent les automobilistes à payer avant de stationner sous peine de voir leur bien saccagé.


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