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L’affaire de l’agression d’un enfant subsaharien jugée à Annaba

«Jedaa» condamné à six mois de prison ferme

18 septembre 2018 à 0 h 01 min

Le tribunal correctionnel de Annaba a condamné, hier, deux personnes impliquées dans l’agression d’un garçon subsaharien de 6 ans, à la gare routière Souidani Boudjemaâ de Annaba, à six mois de prison ferme, assortie d’une amende de 20 000 DA. Cité dans cette sensible affaire, un troisième individu a été acquitté, avons-nous appris de sources judiciaires.

L’accusé principal a été poursuivi pour «coups et blessures volontaires» sur un mineur étranger (subsaharien) alors que son complice est accusé d’avoir filmé et diffusé la vidéo sur les réseaux sociaux. Regrettable à plus d’un titre, cette affaire remonte au 11 juillet dernier, lorsque les services de la sûreté de wilaya avaient arrêté trois personnes impliquées dans ce scandale. Les accusés sont tous originaires de la wilaya de Annaba. Receveur de bus dans la journée et «parkingueur» la nuit, l’auteur principal de cette violence contre un mineur, répond au sobriquet de «Jedaa» (le colosse, ndlr).

Selon les détails de l’affaire, l’enfant subsaharien avait l’habitude de lui ramener la petite monnaie de la mendicité pour la troquer contre des billets de banque. Un individu, qui n’apparaît pas dans la scène, aurait soufflé à l’oreille du petit, lui faisant croire que Jedaa lui aurait escamoté quelques billets. Son innocence l’a poussé à le croire et interpeller avec insistance le receveur agresseur pour lui remettre les billets qui lui manquaient.

Agacé par son obstination, il l’a giflé si fortement, que la brutalité de l’acte l’a expédié à terre. Choqué, l’enfant a fondu en larmes. Toute la scène avait été filmée par une troisième personne et l’on entend, tristement, ses éclats de rire.

Les deux premiers mis en cause, l’agresseur et l’instigateur, avaient été appréhendés. Identifié, le troisième individu, qui filmait la scène, avait été arrêté également après d’intenses recherches. Les services de sécurité avaient agi avec célérité et perspicacité, lorsque la wilaya de Annaba eut déposé immédiatement une plainte contre X suite à une vidéo circulant sur les réseaux sociaux dont les images montraient cette scène de violence. Selon la scène, les faits ne sont pas récents. Ils se déroulaient en hiver, mais la vidéo n’avait été mise en ligne qu’en juillet 2018.

Avisé, le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) s’est fendu le lendemain d’un communiqué rendu public. Il se disait «profondément choqué et bouleversé» par l’acte de violence commis contre cet enfant africain à Annaba. Le Conseil avait exhorté les services compétents à «prendre leurs responsabilités et exercer leurs attributions pour que cet acte ignoble soit puni, avec toute la rigueur que requiert la loi pour de telles violences exercées contre une personne vulnérable».

Il rappelait, à ce propos, «la prohibition des actes de violence contre toute personne, d’autant plus que la Constitution prévoit que l’Etat garantit l’inviolabilité de la personne humaine».


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