Inondations à la cité Seybouse d’Annaba : De vieilles femmes seules interpellent le wali | El Watan
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mercredi, 27 octobre, 2021
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Inondations à la cité Seybouse d’Annaba : De vieilles femmes seules interpellent le wali

20 octobre 2018 à 0 h 00 min

Le réseau d’assainissement de la cité Seybouse (ex-Joinnonville) est hors service. C’est le constat qu’ont relevé les habitants de ce grand quartier populaire, situé à la sortie est de la ville d’Annaba. Depuis le début des pluies, la cité est à chaque fois submergée par les eaux pluviales et les habitants n’arrivent plus à régler ce problème qui, a fortiori, dépend des services de la commune d’Annaba.

«A chaque inondation, aucune autorité n’a daigné se déplacer sur les lieux pour s’enquérir de notre situation. Nous sommes une vieille mère et une fille et ne pouvons pas dégager les fortes inondations qui envahissent notre maison. C’est le cas aussi pour tous nos voisins du rez-de-chaussée», regrettent-elles. Ces femmes, comme leurs voisins, habitent du côté de la sûreté urbaine (arrondissement de police) de la cité Seybouse. Sans compter sur les collectivités locales, elles ont ont sollicité les services des entreprises privées. Cependant, en vain. «Je n’ai aucune solution pour votre problème. Vos constructions sont battues sur de la terre et vos réseaux d’assainissement sont obsolètes. Il faut refaire toutes les installations à nouveau, car les inondations ont vu le jour depuis que les travaux du grand pont Y par une entreprise espagnole ont été achevés», tranchent les experts.

Choquées, ces femmes et leurs voisins interpellent le nouveau wali, le chef de daïra et surtout le maire pour venir à leur aide, car elles appréhendent déjà l’installation de la période des grandes pluies face à laquelle elles se disent impuissantes. «Comment peut-on résister à toute la saison hivernale avec ce problème récurrent des inondations ? Faut-il un drame pour que ce problème soit pris en charge par les autorités locales ?» s’interrogent les victimes de cette embarrassante situation. En effet, il a fallu qu’une petite averse s’abatte dans la soirée de mardi à mercredi, sur la ville d’Annaba pour que la plupart des rues de la cité Seybouse soient totalement inondées. Le lendemain, les enfants n’ont pas pu rejoindre leurs écoles et les adultes, eux aussi, se sont retrouvés dans l’impossibilité de rejoindre leurs lieux de travail. Même la circulation routière s’est transformée en véritable calvaire. Dans cette vieille cité, les rares routes et rues en bitume se sont transformées en oueds, marécages, et gadoue. Dans certains îlots, particulièrement ceux situés du côté du siège de la sûreté urbaine, les citoyens ont éprouvé moult difficultés pour éviter les crues lourdes et salissantes qui s’étaient entassées jusque devant les portes d’entrée de leurs maisons, y compris les portails des établissements scolaires.

Qui aura le courage de les délivrer de cette situation «marécageuse» ? Seul Toufik Mezhoud, le jeune nouveau wali pourra venir à leur aide en ordonnant à ses subordonnés de solutionner leur problème à la veille des grandes averses de l’hiver.


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