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Inondations à Annaba : Trois morts dont un étudiant palestinien

26 janvier 2019 à 10 h 22 min

Les intempéries qu’a connues ce week-end la wilaya de Annaba ont causé la mort de trois personnes, dont un jeune étudiant de nationalité palestinienne. Selon la Protection civile de la wilaya de Annaba, il s’agit d’un jeune Palestinien de 20 ans. Etudiant de son état, il a été mortellement électrocuté alors qu’il tentait d’éviter les inondations, près de sa résidence universitaire, de la faculté de Sidi Achour (Annaba).

A quelques encablures, c’est un vieillard qui a trouvé la mort, seul dans sa demeure à la cité Boukhadra, cernée depuis avant-hier par les eaux de pluie. Quant au dernier, il s’agit d’un sexagénaire qui a été repêché par les éléments de la Protection civile, alors que son cadavre flottait sur les eaux des inondations à hauteur du lieudit Laâlaligue (El Bouni).

Durant les dernières 48 heures, les éléments de la Protection civile ont secouru 203 personnes et sept familles. D’importants moyens humains et matériels, dont des embarcations semi-rigides, ont été mobilisés pour la circonstance. Ainsi, les intempéries ont mis à nu les insuffisances des gestionnaires de la wilaya. En effet, hier, RN44 reliant les communes de Annaba et Berrahal était fermée à la circulation routière, car fortement inondée.

Le même état est constaté au niveau de la RN16, à la sortie est de la wilaya de Annaba. A l’arrêt total déjà depuis déjà deux jours, le complexe sidérurgique d’El Hadjar a reçu également sa grande part des eaux pluviales, annonçant plusieurs autres jours de mise en veilleuse de son haut-fourneau. Ironie du sort, même le complexe sportif du 19 Mai a troqué sa pelouse contre des inondations qui ont immergé tout le terrain.

Les quartiers du chef-lieu de Annaba ont aussi connu la même situation, où des familles de la cité Seybouse (ex-Joannonville), 5 Juillet (Les Hongrois), Sidi Achour, Pont Blanc, Plaine Ouest…, ont passé la nuit à dégager les eaux pluviales de leurs maisons au rez-de-chaussée.

La circulation routière et piétonnière s’est transformée en un véritable calvaire pour les uns et un handicap majeur pour les autres. «Voilà le résultat d’une incompétence avérée de nos responsables communaux, dont le maire de Annaba qui s’occupe seulement de la corniche. Il n’a pas engagé la moindre action pour entretenir les réseaux d’évacuation et les avaloirs, alors qu’on annonçait un hiver très pluvieux. La cité Seybouse est victime de cette négligence avérée», s’insurgent des citoyens de cette cité.

La mauvaise gestion des inondations et l’absence d’investissement dans des canalisations adéquates n’ont fait que perdurer le phénomène des inondations ces dernières années dans une wilaya érigée au-dessous du niveau de la mer. Ce qui l’a rend plus que vulnérable aux inondations.

Pour rappel, l’Etat a mis en place à Annaba un programme d’aménagement des systèmes de collecte, d’épuration et d’évacuation des eaux pluviales, et de protection contre les inondations. Le programme a nécessité un investissement public important qui, cependant, n’a pas donné de résultats concrets.

Dans une de ses déclarations à la presse nationale, Ahcène Aït Amara, directeur de l’assainissement et de la protection de l’environnement au ministère des Ressources en eau, s’était engagé en 2014 à «lancer la réalisation d’un barrage écrêteur sur l’oued Bouhdid. Ce projet va coûter plus de 5 milliards de dinars. Et à l’achèvement de cette infrastructure, on pourra dire que la wilaya de Annaba sera définitivement sécurisée». Depuis, rien n’a été fait.

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