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Sablières de la région de R’mila à El Kouif (Tébessa)

Vers une catastrophe écologique

22 juillet 2019 à 9 h 03 min

Connue pour sa riche production céréalière, cette contrée est menacée par les effets de l’exploitation de deux sablières, avec des conséquences sur la santé des habitants.

Cette année, la récolte céréalière s’annonce sous de bons auspices. Elle serait de 800 000  quintaux dans les trois variétés de céréales récoltées à travers la wilaya de Tébessa, selon les estimations de la direction des services agricoles. Après Ferkane et Négrine, R’mila, dans la commune d’El Kouif, demeure l’une des régions qui pourraient assurer une autosuffisance en matière de blé et d’orge pour les habitants de la wilaya.

Elle est qualifiée de «pôle agricole d’excellence» dans la production des céréales. Mais cette localité un peu perdue, entre l’Algérie et la Tunisie, est menacée d’une catastrophe écologique sans précédent provoquée par  l’implantation récente de deux sablières, après celle déjà opérationnelle depuis une dizaine d’années. L’exploitation excessive du sable en révèle les signes précurseurs.

Une activité qui commence à provoquer une dégradation du sol, ce qui aura un impact négatif sur la faune et la flore, sans parler de la pollution de l’air sous l’effet des poussières nocives qui ne cessent de menacer la santé des riverains. Ces derniers se plaignent toujours des désagréments causés par le bruit des engins dans les trois sablières exploitées.

«On n’arrive plus à dormir à cause du bruit causé par les chargeurs et les camions qui n’arrêtent pas de circuler à longueur de journée et durant toute la semaine», se plaint un habitant. Devant l’ampleur de la catastrophe écologique qui s’annonce et le mutisme suspect des autorités de la wilaya, ce sont les habitants de la région qui bataillent seuls.

Ils n’ont cessé de dénoncer l’étude de l’impact sur l’environnement de ces carrières, qui serait entaché d’irrégularités, selon leurs propos. Ils citent, à titre d’exemple, une description sur l’environnement portant essentiellement sur les ressources naturelles, hydrauliques, les espèces animales et autres, qui pourront être affectés par l’exploitation de ces trois sablières.

Ils remettent en cause la décision de l’ex-wali, Mabrouk Beliouz, et des cadres de la direction des mines et de l’environnement, qui sont à l’origine, selon eux, de cette menace, après avoir donné le feu vert pour l’ouverture de sablières dans la région. «Comment se fait-il qu’on donne une autorisation d’ouverture d’une carrière de sable sans prendre en considération la vocation de la région et puis la loi interdit qu’on transforme une terre agricole en site industriel», s’interroge un éleveur.

Ces habitants et après avoir frappé toutes les portes pour arrêter ce massacre envers la nature, ont entamé, selon l’un d’eux, une procédure judiciaire. Pour rappel, et avant son départ au mois de juillet 2015, l’ex-wali, Mabrouk Beliouz, avait signé des attributions pour l’exploitation de onze sablières dans la wilaya, ainsi que six stations d’essence et des assiettes foncières au profit d’une vingtaine de personnes.                      


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