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vendredi, 15 novembre, 2019
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Université d’été de l’union nationale des agronomes à El Tarf : L’anarchie du développement ruine le tourisme vert

01 septembre 2019 à 9 h 00 min

Intitulée «Première université d’été de l’Union nationale des agronomes» de cette association ayant vu le jour en 1994 et qui regrouperait 30 00 adhérents, la rencontre d’El Tarf n’a pas été à la hauteur des attentes.

Voulue au départ comme un appel aux ingénieurs agronomes à contribuer au développement du «tourisme écologique» et pour la valorisation des produits forestiers, selon ses initiateurs, les aspects protocolaires ont pris vite le dessus, comme c’est trop souvent le cas dans ce genre de manifestations.

La présence du ministre de l’Agriculture, du directeur général des forêts, du représentant de la FAO et de celui de l’Organisation arabe pour le développement agricole (OADA), à côté de celle des autorités locales, lors de la cérémonie d’ouverture avec l’incontournable séance de remise de cadeaux, aura capté l’essentiel de l’attention des organisateurs.

Organisée dans l’auditorium de l’université Chadli Bendjedid d’El Tarf, les premières interventions, fort intéressantes du reste, sur la valeur du caroubier et le tourisme rural, auront été tronquées par la qualité de la projection. Le programme de la rencontre, qui s’étale sur 3 jours, les 29, 30 et 31 août, alterne des visites en mer et dans le Parc national d’El Kala, ainsi que des visites à l’Ecole de pêche d’El Kala et l’unité de transformation agroalimentaire Carajus d’El Chatt, l’un des principaux sponsors.

En restant dans le registre du tourisme rural et du tourisme vert, des participants, ingénieurs agronomes de plusieurs générations, ont déploré, que le Parc national d’El Kala, la plus renommée des aires protégées algériennes par la diversité de milieux naturels, a considérablement perdu de sa valeur esthétique et par conséquent de son potentiel pour le tourisme vert.

Le développement rural anarchique, avec l’explosion des constructions dans la nature et ce qui est leur lié comme les lignes électriques, les routes, le défrichement et les excavations pour les matériaux, a entraîné la mutilation de ses fabuleux paysages. «Trop souvent, c’est dans les endroits et sites les plus valorisants qu’on implante ces activités. Ce qui obture les perspectives de lancer des activités et attirer des investissements», souligne l’un des intervenants.

L’aquaculture, toujours à ses balbutiements dans la région depuis plus de 40 ans, a été a également été abordée comme sujet de discussion et de débats mais, faute de mieux, seulement sur les aspects théoriques. En fait, se sont interrogés des participants, si la région a d’indéniables atouts pour le développement de l’agro-écologie, il manque l’essentiel : une ligne de conduite claire des programmes de développement sectoriels unifiés par une même vision de l’avenir pour mettre fin aux incohérences de l’opportunisme et du populisme.


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