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lundi, 21 janvier, 2019
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La ville de Meskiana, située à 60 km à l’est du chef-lieu de wilaya, compte environ 35 000 habitants.

Une ville en manque d’investissements

28 décembre 2016 à 10 h 00 min

Son marché à bestiaux, qui se tient tous les jeudis, est l’un des plus importants de la région. Il draine un grand nombre de maquignons qui viennent des régions limitrophes.

C’est là que vendeurs et acheteurs s’adonnent à de longs et parfois laborieux marchandages, avant de se mettre d’accord sur les prix des bêtes à vendre. Mais Meskiana est aussi connue pour sa succulente carotte, qui pousse dans les plaines du Z’bar (région comprise entre Dhalaâ et Meskiana). Longtemps, on a fait courir le bruit que le projet d’une conserverie de carottes allait être implanté dans la région. Mais cela ne s’est jamais réalisé. Au contraire, la ville a vu et subi la fermeture de son unique unité de lavage et de peignage de la laine.

Elatex, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, a fermé ses portes à plusieurs centaines de travailleurs. Cette fermeture a eu un impact négatif sur le développement social et économique de la ville. Le chômage semble s’être implanté durablement dans la région. Les cadres diplômés ont quitté la ville pour se faire recruter au Grand Sud et dans les usines des régions du nord du pays. Ceux qui sont restés occupent des emplois administratifs ou dans le secteur éducatif, ou encore dans la santé. L’espoir réside dans la réalisation du barrage Chebabta.

«Si le barrage venait à voir le jour, il y aurait sûrement beaucoup de changement, d’autant que la région retrouverait sa vocation aussi bien agricole que maraîchère», nous déclare un citoyen de la ville. Ce qu’il faut déplorer néanmoins, c’est le quasi-abandon de l’oued éponyme, qui, faute d’entretien, se laisse envahir par les mauvaises herbes et d’autres détritus. Des citoyens ont sans doute participé à sa déchéance en jetant toutes sortes d’objets usagés, comme des bouteilles en plastique et des bidons d’huile.

La culture et le sport végètent

Le secteur qui se porte le mieux est sans conteste celui de l’éducation. Meskiana, de ce côté-là est bien servie. Elle compte 8 collèges et trois lycées. Les écoles primaires sont en nombre suffisant. Côté culture, il n’y a pas de quoi pavoiser, exception faite d’une bibliothèque municipale, qui ouvre ses portes aux enfants de tous âges. Une autre est en construction à proximité de la RN10. Un centre culturel y a été édifié voilà bientôt une dizaine d’années, mais il reste malheureusement fermé. Les autorités communales comptent le céder au ministère de la Culture, seul à même de le gérer en y affectant une personne qualifiée. En attendant, l’édifice végète lugubrement, faute d’activités culturelles de bon aloi. Ni séances de cinéma ni présentations théâtrales ne viennent arracher les nombreux jeunes au farniente et à l’ennui.

Le secteur du sport n’est pas mieux loti. Il existe un stade communal, une salle omnisports et quelques terrains de type Mateco. Seule la pratique du football fait adhérer les sportifs. La ville avait brillé un certain temps par les résultats de son équipe de hand-ball. Malheureusement, cette dernière a été dissoute pour diverses raisons. Question de prise en charge, semble-t-il. Comme partout ailleurs, Meskiana a bénéficié de nombreux programmes d’habitat. De nouvelles cités ont été érigées sur les hauteurs de la ville. Des dizaines de blocs à trois ou quatre étages surplombent la ville. Le seul habitat précaire, qui s’appelait «la Remonte» a été résorbé et ses habitants relogés dans des appartements neufs. Les anciennes maisons, appelées «La SAS» ont été aussi rasées et remplacées par des neuves. Il n’en reste pas moins que la démographie et l’éclatement de la cellule familiale en autant de familles ont remis sur le tapis la crise du logement.

De nouveaux citoyens sont venus allonger les listes des demandeurs, de quoi donner du grain à moudre aux autorités de la ville. Lors de notre passage, nous avons remarqué que nombre de quartiers manquent de beaucoup de choses: absence d’assainissement, présence de gadoue dans certaines rues. L’ancien centre-ville ne ressemble plus à rien. Les bâtisses qui bordent la grande rue sont vétustes, voire anachroniques. Il y en a même qui sont tombées en ruine.

Elles appartiennent, nous avoue-t-on, à des héritiers, d’où leur état déliquescent.  Tant qu’elles ne trouvent pas preneur, elles demeureront telles quelles. Comme avancé plus haut, Meskiana ne dispose pas d’activités économiques à même d’encourager l’investissement et l’ouverture de succursales bancaires. Il n’existe qu’une agence appartenant à la Banque de l’agriculture et du développement rural (BADR). Il n’existe pas non plus de gare pour desservir les destinations limitrophes ou même lointaines, comme Alger.
 

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