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mercredi, 19 décembre, 2018
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Habitat précaire à Guelma : Une mère et sa fille sauvées de l’indigence par une association

06 décembre 2018 à 10 h 02 min

C’est sur les hauteurs de la ville que notre guide nous a ouvert la voie, pour aller à la rencontre de cette famille, à travers un dédale de chemins sur une pente abrupte, à quelques enjambées du lit de l’oued Skoun.

La promiscuité, la déliquescence et l’indigence ne sont pas des phénomènes définitivement éradiqués dans la ville de Guelma. Hier encore, la triste réalité d’une mère et de sa fille, vivant dans des conditions inhumaines, vient d’éclater au grand jour. C’est à la cité populaire Cheghib-Rabah, sur les hauteurs de la ville, que notre guide nous a ouvert la voie, à travers un dédale de chemins sur une pente abrupte, entre maisons, maisonnettes et baraques, à quelques enjambées du lit de l’oued Skoun.

«Nous y sommes ! Elles habitent ici depuis plus de 16 années !» C’est ainsi que Messaouda Chekrouba, présidente de l’Association des sauveteurs bénévoles au service des personnes et de l’environnement de la wilaya de Guelma, désigne l’endroit, comme sorti d’un âge révolu. Le choc visuel est inévitable. Un agglomérat de matériaux hétéroclites, un vieux frigidaire et une télévision à tube cathodique jetés à proximité du taudis, indiquent que nous sommes, heureusement, dans un monde touché par la civilisation.

«Notre association a procédé au repérage et à l’identification de cette habitation et de ses occupants, suite à une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux guelmis, il y a un mois. Juste après, à notre tour, nous avons partagé notre vidéo de la situation sur notre compte Facebook. Les réactions ne se sont pas fait attendre. De généreux donateurs et entrepreneurs ont répondu à notre appel. Il est question aujourd’hui de construire un logement décent en dur à cette femme et à sa fille.

Les maçons sont des bénévoles accompagnés par les membres de notre association», déclare à El Watan, la présidente de l’ASVHA. Et de conclure : «Nous avons rasé la vieille baraque. Nous avons reçu des dons de gravier, sable, ciment et ferraille. Au début, nous avions pensé, à porter assistance à cette famille avec de la nourriture et des effets vestimentaires. Mais vu les conditions de vie dans lesquelles elles vivent, nos donateurs ont préféré leur construire un logement vivable. En attendant, khalti Bya est dans cette baraque prêtée, j’espère pour pas très longtemps.»

Nous avons approché cette femme. Mieux encore, El Watan a été convié à entrer dans son humble demeure. «Entrez, soyez le bienvenu ! En effet, je vis avec ma fille ici depuis 16 ans. Mon époux est décédé il y a très longtemps. Je confectionne depuis mon plus jeune âge des tadjines (ustensiles en terre cuite) que je vends. Pour subvenir également à mes besoins je ramasse du pain rassis, que les gens jettent dans les poubelles», nous confie Bya Azeri, née en 1951 à Cheniour (wilaya de Guelma), comme le prouve sa carte d’identité nationale.

«Je n’ai jamais rien demandé à qui que ce soit de ma vie, Dieu merci, je n’ai jamais tendu la main pour recevoir l’aumône. Je suis illettrée. Je vis avec ma fille. Elle a 23 ans. Cette baraque c’est un voisin qui me l’a prêtée, en attendant que mes bienfaiteurs me relogent dans ma nouvelle demeure», conclut cette femme au regard lourd de tristesse, mais résolument digne.   

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