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Œuvres sociales à Souk Ahras : Une manne qui échappe au contrôle

16 juillet 2019 à 9 h 00 min

cause de quelques lois inappropriées et/ou d’arrangements factices entre décideurs, l’argent des œuvres sociales, tous secteurs confondus, ne pouvait faire l’objet d’un suivi financier, encore moins d’enquêtes judiciaires, et ce, en guise de  certificat de probité ouvert à l’adresse des syndicalistes de Sidi Saïd et même des syndicats autonomes. Le hirak délie les langues et libère les consciences.

Résultat : des protestations tous azimuts et des appels à l’ouverture d’enquêtes sur la gestion de l’argent des travailleurs sont légion à Souk Ahras et probablement ailleurs. Les travailleurs de la SNTF, avec leurs différentes filiales, ont réclamé, maintes fois, plus de transparence dans la gestion de ces fonds.

«Il n’est pas interdit de souhaiter un meilleur contrôle des dépenses liées à ce chapitre et autour duquel on trouve souvent matière à jaser, notamment pour ce qui est des conditions dans lesquelles sont gérés les prêts et la vente des produits électroménagers», a déclaré Abdelkader B., un cheminot signataire d’une correspondance, où il demande que les différentes opérations soient soumises à l’appréciation d’instances de contrôle mandatées, à l’instar de l’Inspection générale des finances (IGF).

Dans le secteur de l’éducation, un regroupement a été récemment organisé devant le siège de la commission de wilaya  par les retraités, qui attendent depuis deux longues années l’aide de 250 000 DA. «Nous attendons vainement le versement de notre dû et l’on vient de nous faire savoir que la commission nationale des œuvres sociales n’en fait pas une priorité», a dénoncé Djamel G., un enseignant fortement intrigué par les conventions conclues à coups de milliards par cette même commission nationale.

Dans ce même chapitre, près de 20 autres retraités attendent depuis l’année 2010 la régularisation de leur situation à cette modique somme devant être versée le jour même du départ de l’employé à la retraite. A l’APC de Souk Ahras, c’est l’une des causes majeures de la démission des 600 travailleurs de l’UGTA et l’implantation le jour même d’une section affiliée au Snapap.

Une situation vécue une année auparavant par les employés de la direction des travaux publics. «Nous avons avorté l’installation d’une section fantoche porteuse de projets mercantiles dont la dilapidation de l’argent des œuvres sociales», a indiqué un syndicaliste de la DTP. L’amalgame entretenu à bon escient entre immunité syndicale et impunité dans le détournement des fonds des œuvres sociales est aussi au cœur des débats post-hirak. 


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