Souk Ahras : Constructions illicites en zone forestière | El Watan
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Souk Ahras : Constructions illicites en zone forestière

22 novembre 2020 à 9 h 39 min

Des espaces boisés qui surplombent la ville de Souk Ahras du côté de la cité Mezghiche sont quotidiennement grignotés au profit des constructions illicites érigées dans l’impunité sur une propriété domaniale.

Ciment, ferraille et engins transporteurs sont déployés par un groupe de superviseurs qui – on ne sait trop dans quelle logique – gèrent et les opérations de vente illégale des terrains et les autres opérations de partage et de construction. «Chaque vendredi, des arbres sont abattus, des monticules sont nivelés et des bâtisses illicites sont érigées, le tout se fait au vu et au su de tous.

Dans un prochain avenir, cette partie de la forêt disparaîtra totalement de la vue à la faveur d’un quartier naissant qui sera fait de maisons enchevêtrées et de sentiers sans voiries. Nous sommes déjà à nos premiers affaissements des terrains et aux inondations qui affectent depuis peu les habitants de la route des Jardins», a fait savoir l’un des représentants du quartier.

Pour le personnel de l’école Djebli Layachi située au cœur de ces nouvelles constructions, un fatras d’objets et de matériaux, des immondices et des arbres saccagés accompagnent les vaines tentatives d’amélioration du cadre de scolarité des élèves. «Les décharges improvisées, les gravats et les terrains semi-construits et chantiers représentent des risques permanents pour ces écoliers qui se perdent souvent au milieu des matériaux de constructions», a signalé l’un d’eux.

Pour faire diversion, le groupe recycleur de cette importante partie de la ville a mis en avant – toujours dans l’illicite – la construction d’une minuscule mosquée dont l’emplacement ne servira guère la sérénité recherchée par ses fidèles. «C’est à partir des projets de mosquées et de collectes dans l’informel à travers des associations non reconnues que l’on finit par imposer une situation de fait accompli, ensuite on mise sur le nombre des constructeurs illicites pour braver les pouvoirs publics.

En dernière phase, c’est un perpétuel cafouillis administratif pour aboutir dans certains cas à la régularisation forcée», a dénoncé un élu de l’APC de Souk Ahras.

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