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Plus de 400 hectares ravagés par les feux à Souk Ahras : La faune et la flore fortement affectées

16 septembre 2020 à 10 h 17 min

Les feux de forêt du mois d’août n’ont pas été sans conséquences pour la faune et la flore à Souk Ahras, notamment dans les zones de Aïn Zana, Ouled Driss, Mechroha et autres circonscriptions réputées pour leur richesse dans le domaine.

Ce sont 450 hectares de liège, pins, maquis, entre autres espèces, partis en fumée pour le seul mois d’août, selon le bilan avancé par les services concernés. Les ruches d’abeilles et arbres fruitiers en ont été affectés si bien qu’une opération de solidarité menée conjointement par la Direction des services agricoles (DSA) et celle des forêts a récemment ciblé 24 familles d’agriculteurs victimes de sinistre, a-t-on appris, hier, auprès des deux directions.

A noter, dans ce même ordre d’idées, qu’une opération de plantation de 1300 hectares d’arbres de différentes espèces dans plusieurs localités de la wilaya de Souk Ahras sera lancée prochainement par la direction des forêts. Il s’agit des communes de Mechroha, Ouled Driss, Aïn Zana, Taoura, Sidi Fredj et H’nencha où les feux ravageurs ont réduit plusieurs zones boisées en terres grisâtres et sans âme. Aussi, les effets négatifs sur des feux de forêt sur l’équilibre écologique lesdites communes, victimes depuis plusieurs années de sinistres similaires, sont fortement ressentis par leurs habitants qui ont fait part au journal de leur inquiétude face à ce phénomène récurrent.

«Le cerf de Barbarie a quitté notre région depuis près d’une décennie à cause des feux et d’autres espèces sont exposées à l’extinction, à l’instar du renard, du chardonneret, de la perdrix… Chaque année des dizaines d’hectares disparaissent et plusieurs animaux sont décimées au détriment d’une région qui est déjà sacrifiée sur l’autel de la cupidité et de l’indifférence pour ne point évoquer les complicités à grande échelle (…) Les mêmes effets sont aussi causés par l’abattage quotidien des arbres et la création des agglomérations illicites», a déclaré un habitant de la commune de Mechroha.

Un militant associatif de la commune de Aïn Zana a, quant à lui, mis en relief quelques pratiques attentatoires à la faune et à la flore. «Les décharges sauvages, des activités agropastorales exercées de manière à privilégier le gain au détriment de la propriété forestière, les excès dans le découpage des herbes sauvages en période de grande chaleur sont autant d’actes peu mesurés qui peuvent faciliter sinon provoquer des feux (…) Cette forêt n’est plus ce qu’elle était il y a seulement quelques années et des dizaines d’espèces de reptiles, d’oiseaux et d’animaux penchent vers la disparition», a-t-il indiqué. Que restera-t-il des 94 000 hectares de forêt à Souk Ahras si la moyenne des incendies est maintenue aux alentours de 400 hectares/ an ?



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