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Patrimoine communal à Souk Ahras : Entre tentatives de bradage et déperdition

13 août 2019 à 8 h 00 min

Des habitants de la rue Ibn Khaldoun et des militants associatifs ont, depuis peu, exprimé leur inquiétude face à l’état de dégradation dans lequel se trouve Djenene-El-Beylik, un témoin de la mémoire collective et un décor de la ville de Souk-Ahras. «Le jasmin et les arbres séculaires qui offraient à ce lieu toute sa splendeur ont disparu à la faveur des détritus et de l’abattage clandestin de ces mêmes arbres», a déclaré un citoyen, dépité par cette situation.

Grignoté graduellement au profit de quelques constructions mitoyennes, l’unique jardin public, legs de la période coloniale, est délaissé, pour des raisons inavouées depuis les années 1990.

Une première tentative de bradage avortée est, semble-t-il relancée, cette fois-ci dans le cadre d’un investissement fictif que viendra couronner une concession de 99 ans. A quelques dizaines de mètres un joyau architectural récupéré par voie de justice auprès d’un particulier est porteur, en plus de la richesse historique de la bâtisse, d’une quantité importante d’archives et d’actes administratifs qui remontent à l’année 1848. «La préservation de tels documents qui sont d’une extrême importance doit inéluctablement tenir compte du lieu où nous devons les archiver et surtout du choix du personnel qui aura à sa charge cette tâche délicate», a fait savoir un employé de l’APC de Souk-Ahras. Là aussi la cupidité a été au rendez-vous et des échos quant- à la récupération du bâtiment au profit d’une entité fantoche ont fortement circulé ces derniers jours.

Des sièges désertés par les militants et des bâtisses acquises au dinar symbolique du côté des rues Frantz Fanon et Rouainia Mohamed attendent depuis des années la mise en application d’une ancienne délibération déclarant biens communaux incessibles les bureaux qui composent un espace immobilier de près d’un hectare situé au cœur de la ville de Souk-Ahras.

L’ex-Hôtel de ville, transformé timidement en musée pour retrouver ensuite la vocation d’un espace d’exposition artistique, n’est pas mieux loti, car ayant fait l’objet de réfections approximatives, son aspect extérieur et sa gestion n’augurent pas de meilleurs jours.


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