Mosquée sidi ghanem de Mila : Un patrimoine historique dépoussiéré | El Watan
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Mosquée sidi ghanem de Mila : Un patrimoine historique dépoussiéré

29 janvier 2020 à 9 h 00 min

Les faits semblent se répéter à chaque fois pour confirmer la triste réalité des sites historiques en Algérie.

Après des décennies d’oubli, la Poste algérienne vient de découvrir l’existence de la première mosquée historique édifiée en Algérie. C’était lors des premières conquêtes islamiques au Maghreb. Une partie importante de notre histoire dont plusieurs pages sont malheureusement inconnues.

En voulant rattraper ses erreurs, le service philatélique d’Algérie Poste a émis le 25 janvier un timbre sur la vieille mosquée de Sidi Ghanem à Mila. Une émission qui n’efface pas une grave omission.

Ceux qui ne connaissaient pas cette mosquée parmi les nombreux philatélistes et autres Algériens croyaient toujours que la mosquée de Sidi Okba à Biskra, sujet d’un timbre émis le 28/11/1970, était la plus ancienne en Algérie.

Pourtant, le site de Sidi Ghanem dans la vieille ville de Mila, figurait sur plusieurs textes historiques, puisqu’il a été construit en 675 sur les ruines d’une basilique byzantine par Abou El Mouhadjir Dinar, l’émir d’Ifriquia pour le compte des Omeyyades, soit 11 ans avant la mosquée de Sidi Okba.

Devenue plus tard la mosquée de Sidi Ghanem, du nom d’un imam fatimide qui y a officié, elle est la deuxième du genre au Maghreb après celle de Kairouan en Tunisie construite en 670. Cette méconnaissance de l’histoire a aussi porté de sérieux préjudices à la mosquée de Sidi Ghanem, complètement délaissée après l’indépendance, alors qu’elle avait subi des dommages incommensurables durant la période coloniale.

Les Français avaient même transformé les lieux en écurie pour les Chasseurs d’Afrique, avant d’opérer un véritable massacre avec la démolition du minaret, de la salle des ablutions et du mihrab de la salle de prière pour aménager l’endroit en caserne.

Ce dernier symbolise une particularité de cette mosquée unique en Algérie construite selon l’architecture des mosquées omeyyades où la niche de la qibla était dirigée vers le Sud et non vers l’Est. La décision prise il y a quelques années pour la restauration de ce monument historique traîne en long et en large, alors que la dégradation risque d’emporter ce qui reste d’un vestige vieux de plus de 13 siècles.

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