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Portrait

Mohamed-Abdelmadjid Chorfi. Formateur et éducateur : Un condensé d’histoire des arts martiaux à Souk Ahras

05 août 2020 à 9 h 40 min

L’écolier et ensuite le collégien qui cultivait une attirance particulière pour le sport, découvrit un jour, par le biais d’un officier des forces spéciales à la retraite, les techniques du close-combat et prit goût à un âge précoce aux entraînements intensifs des arts martiaux.

Point de répit jusqu’à l’âge adulte où le jeune s’inscrit dans le gotha des grands compétiteurs. Du karaté au Muy Thai en passant par le full-contact, le kick-boxing et le taekwondo, il est reconnu depuis l’année 1977 comme l’un des pionniers des arts martiaux à Souk Ahras, d’abord comme athlète performant, détenteur de plusieurs titres nationaux, et ensuite comme entraîneur et éducateur capable des plus grandes prouesses.

Il s’est distingué lors du championnat national par équipes organisé le mois de juin de l’année 1981 à Sétif par une prestation de haut niveau, et ce de l’avis de tous les techniciens qui étaient présents lors de ces joutes. Le club local qu’il gérait continuera sa fulgurante avancée et donnera en quelques années une pléthore de karatékas qui dépassaient de loin le niveau requis localement, d’où la création de l’école. Cette dernière eut comme résultat immédiat – en plus du titre déjà acquis de vice-champion d’Algérie – des dizaines de consécrations locales, régionales et nationales.

C’est d’ailleurs l’école qui donna à Souk Ahras des compétiteurs hors pair et permit à Chorfi d’inscrire un nombre record de victoires et de passages de grade sur son palmarès qui reste jusqu’à ce jour référentiel dans le milieu des arts martiaux. «Animés par la seule volonté de vaincre et de nous imposer comme club de performance, nous étions fortement représentés des décennies durant par nos athlètes et nous réussissions, bon an mal an, à décrocher un nombre impressionnant de titres», fait-il savoir avec un léger dépit par rapport à la situation actuelle des sports de combat à travers la wilaya et l’arrivée en masse de quelques recalés de ces disciplines à la tête des structures décisionnelles.

L’homme s’exprime allusivement sur la situation qui prévaut à Souk Ahras et ne cherche aucunement à discréditer ceux qui, par mégarde ou par insouciance, ont mis à genoux le sport, toutes disciplines confondues. À l’âge de 68 ans, Chorfi préserve un physique imposant, des réflexes impeccables et une allure de maître.

Il observe, toutefois, un retrait de seigneur après cinquante ans de pratique et de formation jalonnés de succès et de titres mais porteurs aussi de détails qu’il espère raconter dans son livre-mémoire qu’il dit en phase de publication.

Il y fait part d’exploits mais aussi de présence d’hommes de l’envergure de Louali Mahfoud, maître incontesté des sports de combat reconnu à l’échelle internationale, de Medour Bachir, du judoka Boughaba Mohamed de Guelma, de Kara Rachid de Constantine et de plusieurs autres figures de proue du sport qui furent associés à l’activité sportive, tant à l’échelle nationale que locale. L’homme est aussi féru de littérature, d’histoire, d’archéologie et de recherche ethnographique. Ainsi sont faits les sportifs de la grande époque des arts martiaux à Souk Ahras.



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