Forêt des Haracta à Djazia (Oum El Bouaghi) : Menace sur le parc arboricole | El Watan
toggle menu
vendredi, 07 août, 2020
  • thumbnail of elwatan06082020




Forêt des Haracta à Djazia (Oum El Bouaghi) : Menace sur le parc arboricole

11 juillet 2020 à 9 h 30 min

Dans la wilaya d’Oum El Bouaghi, 13% de la superficie totale sont constitués de forêts. Elles sont au nombre de cinq, et celle de la région de Djazia, appelée forêt des Haracta, occupe 26 000 hectares. Elle s’étend de Zorg jusqu’à Oued Nini, en passant par Meskiana et Dhalaâ.

Plus d’une variété s’y trouvent, dont le pin d’Alep, le chêne zen, le chêne à glands… Cette forêt subit en toute période un braconnage effréné de la part d’une partie de la population qui, n’ayant pas d’autres ressources pour subvenir à ses besoins, n’a pas trouvé mieux que de fabriquer du charbon de bois.

Conséquence : ce sont des arbres qui sont coupés à la tronçonneuse. Comme cela se pratique depuis des années, des clairières ont apparu en certains points de la forêt. Plus d’une fois, les gardes forestiers, aidés en cela par les brigadiers de la gendarmerie sont intervenus pour que cesse l’hémorragie.

Mais les charbonniers ne baissent pas les bras et continuent leur oeuvre macabre aux dépens de la forêt. Pour s’en rendre compte, il n’y a qu’à faire un tour à Aïn Beida où des marchands de charbon de bois exposent des sacs de jute emplis de ce combustible très apprécié par les vendeurs de brochettes et autres gargotiers.

Et comme toujours à l’approche de l’Aïd du sacrifice, les ménages aussi en consomment pour cuire sur des barbecues viande, morceaux de foie et même de la tripe. Faut-il rappeler que les forestiers relevant de la conservation des forêts ont tenté et tentent toujours de faire pression sur les charbonniers au niveau de la commune de Djazia pour que cesse le braconnage illicite des arbres.

Les opérations parviennent aussi à détruire les charbonnières ce qui limite quelque peu les dégâts causés au patrimoine sylvestre. Il reste néanmoins à installer des brigades sur les lieux mêmes pour mettre un terme à ce massacre. Les autorités de la commune de Djazia où le phénomène a pris forme essaient de mettre fin à cette pratique en recrutant les jeunes pour exercer d’autres travaux.

Il importe de souligner que la commune de Djazia compte parmi les régions les plus pauvres du pays d’autant qu’elle a subi les affres du terrorisme durant les sombres années de la fin du siècle dernier.



S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!