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jeudi, 06 mai, 2021
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Mechtas de la commune de Cheria (Tébessa) : Les populations crient leur désarroi

14 avril 2021 à 9 h 16 min

Safi, Ouled Abdallah, Ouled Abbas, Aouachria, Gouasmia et Ouled Messaoud sont des mechtas qui se trouvent à vol d’oiseau de la commune de Chéria, 45 km de Tébessa.

Comme tant d’autres régions de la wilaya, ces bourgades de plus d’un millier d’âmes ressemblent à tout sauf à des agglomérations où l’être humain puisse vivre. Des habitants qui vivent dans des conditions moyenâgeuses. Ils sont restés liés à leurs terres et fidèles à leur vocation paysanne, l’agriculture et l’élevage, mais le manque d’eau, d’électricité et l’impraticabilité de la route ont rendu leur quotidien infernal.

Ils se disent désappointés et irrités à cause de la sourde oreille des autorités de la wilaya, entre autres l’APC de Chéria, qui leur a tourné le dos. Ainsi, par temps d’intempéries, les habitants d’El Mahada, une agglomération située à 2,5 km de la commune de Chéria, restent chez eux et les élèves sont obligés de sécher les cours à cause de l’impraticabilité de l’unique route menant vers ce douar.

Une piste caillouteuse, traversée par un oued représentant un danger imminent en cas de crues. L’unique chemin enclavant totalement cette mechta a fait que les habitants trouvent d’énormes difficultés pour se rendre à la ville de Chéria.

Cette situation catastrophique les a poussés à frapper à toutes les portes afin de trouver une solution à leurs problèmes, en vain, l’APC de Chéria semble intéressée par d’autres choses. «C’est une vie de misère, nous sommes jetés aux oubliettes. Parfois, je parcours plus de 3 km pour emmener mon enfant à l’école qui se trouve à Chéria, car les fraudeurs refusent de venir ici à cause de l’impraticabilité de la route», révèle un père de famille.

Pas loin, les mechtas Safi, Ouled Abdellah, Gouasmia et les autres qui comptent une cinquantaine de familles démunies, chacune ne disposent d’aucune infrastructure de base. Elles vivent dans un dénuement extrême. C’est le moins qu’on puisse dire. Elles habitent dans des taudis qui remontent à l’époque coloniale sans aucune commodité.

Pas d’eau potable, ni électricité. Seule source de cette substance vitale, un puits traditionnel datant de 1957 qui n’arrive pas à couvrir les besoins des habitants dont la majorité se trouve dans l’obligation d’acquérir chaque deux jours une citerne d’eau, pour plus de 1500 DA. «Ici, nous sommes comme des morts vivants, ni eau, ni électricité, ni route. Si quelqu’un tombe malade ou une femme va accoucher, nous souffrons pour la transporter à l’hôpital. Nos élus nous ont déçus par des promesses non tenues», a déclaré un habitant de Mechta Safi. D’après les riverains, un projet d’alimentation de ces foyers en électricité a été inscrit en 2013, mais il n’a pas été réalisé. Les habitants utilisent un groupe électrogène fonctionnant au gas-oil, un carburant qui fait souvent l’objet d’une pénurie à cause de la contrebande.

Alors, en période hivernale, ces villageois subissent les affres de froid. Ils sont souvent confrontés à la pénurie du gaz butane due à la forte demande. Les difficultés de se procurer une bonbonne de gaz dont le prix dépasse parfois les 400 DA poussent souvent ces familles à se rabattre sur le bois.

Ces citoyens qui se disent épuisés n’ont trouvé que les colonnes d’El Watan pour lancer un appel aux autorités locales pour la prise en charge de leurs préoccupations. Ils souhaitent une solution dans les meilleurs délais.


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