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Sit-in devant le siège de l’inspection régionale à Constantine

Les policiers révoqués réclament une audience à Kara Bouhadba

19 février 2019 à 10 h 03 min

Ils affirment avoir été sanctionnés et révoqués abusivement, sans la moindre considération pour les efforts qu’ils ont déployés et sans être réintégrés à ce jour.

Une vingtaine de représentants des policiers révoqués, de différentes wilayas de l’Est, à savoir Mila, Jijel, Sétif, Bordj Bou Arréridj et Constantine ont observé pour la énième fois un mouvement de protestation, hier matin, devant le siège de l’inspection régionale, située dans la zone industrielle Palma, à Constantine.

Tout en refusant de baisser les bras, ils réclament une rencontre officielle avec le nouveau directeur général de la Sûreté nationale (DGSN), Abdelkader Kara Bouhadba, afin qu’ils soient réintégrés à leurs postes. Dans la demande d’audience, déposée au niveau de l’inspection régionale et dont El Watan détient une copie, ces policiers rappellent les conditions défavorables dans lesquelles ils ont travaillé durant la décennie noire.

Mais selon leurs dires, ils étaient sanctionnés et révoqués abusivement, sans la moindre considération ou reconnaissance pour les efforts qu’ils ont déployés, et sans être réintégrés à ce jour.

Pourtant, évoquent-ils, l’ex-DGSN, Ali Tounsi, avait établi une décision datée du 18 février 2010, dans laquelle il exigeait «l’annulation des sanctions et la réhabilitation des éléments de la sûreté radiés abusivement». Ils ajoutent que l’ancien DGSN, Abdelghani Hamel, avait affirmé à El Watan, en 2012, que ce dossier a été transféré au ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales.

Une année après, soulignent-ils dans la demande d’audience, Abdelmalek Sellal, ex-Premier ministre, avait déclaré, en 2013, à partir de Constantine, que ce problème sera pris en charge et réglé définitivement. «Plusieurs décisions ont été prises pour notre réintégration, mais aucune n’a été appliquée à ce jour», ont-ils regretté, en insistant sur le fait que les sanctions qu’ils ont subies sont abusives et non fondées, du fait que la réconciliation nationale a permis le pardon et la réintégration des «criminels».

A la fin, les protestataires ont rendu hommage au policier assassiné jeudi dernier à Constantine, pour rappeler les risques qu’ils encourent «pour honorer leur mission».

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