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Aïn Beïda (Oum El Bouaghi) : Incohérences et anachronismes

23 décembre 2020 à 9 h 35 min

Les incohérences à Aïn Beïda sont légion et personne, ni les responsables, ni les citoyens ne semblent leur prêter attention. Qu’en est-il au juste? Des cités ont poussé çà et là comme des champignons, sans esthétique urbanistique ni homogénéité dans l’architecture.

Certaines rues sont étroites, d’autres sinueuses et sans trottoirs. Cela concerne principalement les anciens quartiers comme Les Résistants ou encore La Zaouïa. Des bâtisses de deux ou trois étages font de l’ombre à d’autres demeurées basses et gardant encore leur toit en tuiles rouges.

Que dire de l’éclairage public, sinon qu’il est lacunaire et défaillant dans certaines rues du centre-ville. Pratiquement, toutes les artères sont truffées de nid-de-poule et d’ornières. Des ralentisseurs sont aménagés sans aucune étude. Cet état de fait endommage les véhicules et rend la circulation ardue pour tous les usagers. Depuis toujours, la ville ne dispose que d’un seul jardin public qui ne peut suffire à une population qui connaît une démographie galopante. Certes, il existe des jardinets dans certaines cités, comme celle aux Frères Oulmi, mais sans entretien. D’ailleurs, le parc arboricole de la ville est dans un état lamentable.

Qu’on en juge : des arbres centenaires et sans élagage constituent un danger permanent pour les riverains et les passants. Ils sont tellement hauts que leurs branches couvrent parfois le toit des maisons. Ce qu’il faut souligner aussi, c’est que par le passé, il a été procédé à la plantation de plusieurs essences d’arbres. Ça ressemble à un arboretum, nous dit un ancien cadre des forêts, alors que cela devrait concerner les jardins publics, comme Square du 1er Novembre. Dans ce jardin aussi, les arbres ne sont pas entretenus comme il se doit faute d’un jardinier et d’un paysagiste. Faisons une virée à ce qu’on appelle pompeusement la nouvelle ville. Il n’y a pas de quoi pavoiser !

Des blocs d’habitations en barre demeurent inachevés. Tout un chacun pourra remarquer que cette grande cité de plus de 3000 logements est traversée par une ligne de très haute tension (THT). Aux alentours, des terrains demeurent en jachère, parce que non aménagés en espaces verts ou places pour les riverains.

Le transfert de la ligne de THT nécessite 60 milliards, selon un ancien chef de la daïra de Aïn Beida. Plus loin, au niveau des cités AADL et LPA (logements participatifs aidés), situés à la lisière sud de la ville, une autre ligne de très haute tension prend naissance de la centrale d’électricité et traverse lesdites cités. Pour revenir à l’ancienne ville, les habitants de la cité El Moustekbel ont pour voisin le dock silo. Ce dernier est source de beaucoup de nuisances aux riverains.

Quand on soulève le problème de ce grand dock et de ce qu’il génère comme gêne, la parade est vite trouvée. On répond tout simplement que sa construction est bien antérieure à la cité. Idem pour l’unité de remplissage des bouteilles de gaz qui est aussi antérieure aux cités voisines. Son transfert vers un autre site est souhaitable, mais cela requiert une décision politique et une enveloppe d’argent importante.


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