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Les prix prohibitifs proposés ne correspondent guère aux services proposés, ceci sans parler des accidents et des cas d’agressions
signalés par les parents.

Des établissements qui échappent à tout contrôle

21 avril 2015 à 10 h 00 min

De toutes ces activités où l’on craint les dérapages, les crèches et les garderies privées pour enfants semblent les plus vulnérables. Des sommes faramineuses y sont injectées par des milieux occultes dans l’immobilier et ensuite dans l’ameublement et l’aménagement des locaux. Les avantages fiscaux et parafiscaux, le gain assuré et l’absence des instances de contrôle ont réussi à faire de ces lieux une opportunité pour l’ascension sociale. «Pour un personnel qui n’a fait aucune formation dans le domaine, le placement des enfants devient hasardeux», estime B.Lakhdari, un psychologue qui voit dans la prolifération des garderies un signe négatif qui ne profite guère au choix des encadreurs-éducateurs. Des cas d’accidents et d’agressions multiples ont été signalés par des parents.

D’autres ont surpris des propriétaires de crèches agréées qui s’adonnent en concomitance à d’autres activités tels que les cours pour les lycéens ou les soins esthétiques. Les prix prohibitifs qui sont passés de 3000 DA à 8000 DA par enfant ne correspondent guère aux services proposés, tels que le goûter des enfants et le lait pour les bébés en bas âge. «Pour 8000 DA avec en sus un pourboire quotidien pour les employées, la prise en charge est loin du tarif exigé», s’en plaint Rachida Amaidi, une fonctionnaire mère de trois enfants.

Ces mêmes employés sont souvent recrutés depuis la DAS ou l’ANEM dans le cadre du filet social, sinon se sont des jeunes recrues sans emploi, qui sont exploitées à raison de 3000 DA/mois. A la moindre tentative de revendication, on fait appel à une autre et rebelote. «Je fais quotidiennement le ménage, je garde les enfants, je lave la vaisselle en contre partie de ce maigre salaire… Je ne sais pas où aller par ces temps de chômage et la propriétaire en est convaincue», se plaint l’une d’elles. «En plus des avantages précités, les garderies s’offrent, à l’instar de plusieurs autres boîtes privées, des travailleurs bon marché ; les assurances sociales et le SNMG n’y sont même pas discutés», nous confie un employé de la CNAS, qui reconnait des défaillances au sein même de l’organisme où il exerce.

Les décors et les programmes adoptés servent de justificatifs pour un éventuel passage des commissions, car le décor y est hideux et les jeux éducatifs, les enfants n’en connaissent aucun. Pis encore, des cas de châtiment corporelont été signalés dans trois crèches et sans le dépôt de plainte de la part des parents. Les affaires ont été étouffées. Avant d’atteindre l’âge de la scolarité, l’enfant est déjà mal parti.
 

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