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mercredi, 19 janvier, 2022
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Rayon des douanes de Bir El Ater (Tébessa) : Des citoyens réclament la levée des restrictions

28 janvier 2021 à 9 h 33 min

Pour le déplacement d’une quelconque marchandise, le commerçant est contraint d’aller jusqu’à la commune de Gourigueur, à 130 km, pour une autorisation de transport, un passavant dont la délivrance pourrait durer une journée entière.

Des commerçants, des éleveurs et autres citoyens activant dans la région de Bir El Ater, se disant «épuisés», lancent un appel aux ministres des Finances, de l’Intérieur et des Collectivités locales et la direction générale des Douanes algériennes pour la levée définitive des mesures et des restrictions appliquées par les Douanes ou au moins assouplir une partie de la zone terrestre du rayon des douanes porté exceptionnellement  dans cette région à plus de 120 km.

Une distance jugée «trop élargie», perçue comme une  mesure pénalisante pour les commerçants et les consommateurs de la région sud de la wilaya de Tébessa.

En effet, pour un simple déplacement d’une quelconque marchandise, le commerçant est contraint d’aller jusqu’à la commune de Gourigueur, à 130 km, pour une autorisation de transport, un passavant dont la délivrance pourrait durer une journée entière.

Et s’il arrive au poste des Douanes la nuit, il est obligé d’attendre jusqu’au lendemain. Faut-il rappeler que selon l’article 29 du code des Douanes, toute marchandise réputée de plein droit marchandise de fraude, est soumise à la police du rayon des Douanes lorsqu’elle circule dans la zone terrestre sans être accompagnée d’une autorisation de circuler ou justifiée par la présentation de factures authentiques destinées à un commerçant établi conformément à la réglementation en vigueur.

«Ce n’est pas parce qu’on habite Bir El Ater qu’on est des contrebandiers. Nous sommes des maquignons, vivant d’élevage et tous nos déplacements sont loin de la bande frontalière, pourquoi on est pénalisé par ces restrictions. On ne sait plus où aller, on s’est adressé ici à la direction des douanes à Tébessa, mais la réponse était que cette institution n’est pas habilitée à nous résoudre ce problème. Il faut s’adresser au ministre des Finances», nous a dit Brahim, éleveur habitant la localité de Nabka au sud de Bir El Ater.

«Et puis les gens qui s’adonnent à la contrebande n’ont jamais été dérangés. Ils continuent en toute quiétude à provoquer une grave saignée de l’économie nationale» a-t-il ajouté.

Devant cette situation qui décourage les plus hardis, ces commerçants, ces éleveurs et autres ne savent plus à quelle autorité faut-il adresser leurs doléances, malgré qu’ils aient exprimé leur mécontentement à maintes reprises.

Le dernier en date remonte à mars 2018 où une action de protestation avait été organisée par les commerçants  contre ces  mesures douanières. Ils avaient même bloqué la route reliant Bir El Ater à Chéria, plus précisément devant la direction régionale des Douanes.

Peu avant, la quasi-totalité de l’activité commerciale dans la ville de Bir El Ater était paralysée à cause de la grève générale de trois jours menée par les commerçants réclamant la suppression définitive du rayon des douanes, mais en vain.

Leurs doléances sont restées sans écho. Dans l’attente d’une réponse, le calvaire continue. Un constat accablant se dégage de jour en jour pour cette frange de la population qui ne sait plus à qui s’adresser.

Elle vit dans l’espoir que le ministre des Finances annule ce décret dans l’intérêt de la population frontalière mise à l’écart.                   


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