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lundi, 30 novembre, 2020
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Personnes atteintes de diabète à Bordj Bou Arréridj : Des chiffres qui ne cessent de grimper

21 novembre 2020 à 9 h 58 min

Chaque mois, entre 40 et 50 nouveaux cas s’ajoutent à la longue liste des diabétiques, ce qui porte le nombre d’atteints à 11 151 au niveau de la Maison du diabète du secteur D de Bordj Bou Arréridj et de l’annexe d’El Hamadia.

Et beaucoup de patients, suivis dans le privé, dont les cabinets ont dû être confinés à cause de la pandémie du coronavirus, ont rejoint le centre du diabète de  Bordj Bou Arréridj pour poursuivre le traitement, apprend-on à l’EPSP du secteur D. La célébration de la Journée mondiale du diabète a coïncidé cette année avec la Covid-19. «En dépit de la pandémie, et avec les urgences médico-chirurgicales et les services de pneumologie, nous avons gardé les portes de la maison du diabète ouvertes, pour recevoir le flux des malades durant toute la période du confinement.

Et ce, grâce au dévouement des personnels soignants qui ont fait et qui font toujours d’énormes efforts pour la prise en charge correcte thérapeutique et psychologique des diabétiques tout en veillant à ce que les gestes barrières soient respectés. Malheureusement, nonobstant les campagnes de sensibilisation, les chiffres des diabétiques ne cessent de grimper.

Et rien qu’entre 2014 et 2020, le nombre a plus que doublé pour passer de 4000 à 10 000 aujourd’hui. Soit une prévalence conforme à celle nationale qu’est de 14.4%, contre une moyenne mondiale de 8%», soutient-on. Pour la diététicienne Benzioueche : «Il n’est jamais assez de réitérer et de citer les bienfaits des activités physiques et l’adoption d’un mode alimentaire sain dans nos campagnes, tout en dramatisant la malbouffe, le grignotage et la sédentarité, les principaux facteurs de risque à éviter».

Dans ce contexte, il est important de rappeler que les statistiques de l’OMS sur le diabète dans le monde sont alarmantes. À l’horizon 2035, le chiffre sera de l’ordre de 586 millions de cas, et ce, sans citer le nombre d’indécis, qui craignent d’être diagnostiqués diabétiques, qui reste toujours inconnu.

Des sujets de plus en plus jeunes

De l’avis des experts, si la pathologie prévaut, c’est en grande partie à cause du chamboulement du mode d’alimentation et surtout à l’absence d’activités physiques, avec la démocratisation des moyens de locomotion et des nouvelles technologies.

D’où les campagnes de sensibilisation et de prévention menées çà et là à travers le pays, pour encourager le citoyen à se faire dépister précocement pour que la prise en charge soit meilleure. Prise de conscience pour des centaines de citoyens, tous âges et sexes confondus, qui affluent quotidiennement au «Village du diabète», et même en cette période de pandémie, que nous avons pu constater sur les lieux, dimanche dernier.

Selon un médecin, si dans les pays développés, le diabète de type 2 fait son apparition à partir d’environ 60 ans, dans les pays en voie de développement, il touche des sujets de plus en plus jeunes, qui adoptent un mode alimentaire mal sain, ce qui conduit inéluctablement à la prise de poids, et à terme, à l’obésité.

Des jeunes «grignoteurs», habitués à ingurgiter des fritures, des hamburgers et à avaler toutes sortes de sodas, scotchés des heures durant devant l’écran. Pour ce qui est du diabète gestationnel, qui est en passe de devenir un problème de santé publique, une étude sérieuse publiée dans une revue scientifique américaine sur le sujet a été menée par des chercheurs de l’université d’Harvard qui ont examiné les dossiers médicaux de 15 000 femmes qui participaient à une vaste enquête sur ce type de diabète.

Toutes avaient rempli un questionnaire sur leur alimentation et leur mode de vie, y compris combien de fois elles ont mangé des aliments frits, des fruits, des légumes, et combien elles ont bu (d’alcool) et fumé. C’est ainsi qu’ils se sont rendu compte que les femmes qui mangeaient des aliments frits au moins 7 fois par semaine avaient un risque de 88 % plus élevé de chopper un diabète gestationnel que les femmes qui en mangeaient moins d’une fois par semaine.

Tout compte fait, si le diabète n’est pas diagnostiqué à temps, des complications peu banales feront leur apparition, sous forme d’insuffisance rénale, d’infarctus du myocarde, d’AVC, alors qu’une demi-heure de marche quotidienne avec un mode d’alimentation correct, simple et à la portée de toutes les bourses, appelé le régime crétois à base d’huile d’olive, de fruits et légumes, fera éviter au malade la pathologie et ses lourdeurs.

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