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Célébration de la fête du 1er mai à Souk Ahras : Dans un contexte de chômage et de disparités sociales

03 mai 2021 à 9 h 18 min

La Fête des travailleurs intervient cette année dans un contexte de malaise et de tiraillements tant à l’échelle nationale que locale.

À Souk Ahras, les secteurs pourvoyeurs de postes d’emploi se comptent sur les doigts d’une seule main et les pseudo-investisseurs sont déclarés peu solvables après leurs razzias répétées subies par les zones industrielles. Les demandeurs d’emploi montent au créneau et les circuits de recrutement restent verrouillés et soumis à une bureaucratie aussi tenace que pénalisante.

Pour Samy N., le travail dans cette wilaya est devenu une affaire de famille et il citera, à titre illustratif, la SNTF comme un exemple saillant. «C’est une société nationale qui doit renouveler ses compétences par un recrutement basé sur les profils et les capacités techniques voire l’expérience et la qualité de la formation. Or, c’est le contraire qui est en train de se passer», a déclaré ce jeune ingénieur qui passe le clair de son temps à la recherche des concours professionnels.

Les contingents des jeunes employés dans le cadre du DAIP (Dispositif d’aide à l’insertion professionnelle) parlent d’intégration, mais aussi d’exploitation au niveau des structures et des administrations publiques où même les outils de travail et les équipements sont conçus comme des faveurs. «Je trime depuis des années sans possibilité de recrutement et mon employeur me refuse table, chaise et outil informatique.

Pis encore, il nous est parfois demandé de veiller à l’hygiène des lieux et tâches extraprofessionnelles», a dénoncé B. Tarik, un universitaire qui fait fonction d’agent multiservice. Il n’a pas manqué de rappeler que depuis son arrivée, aucune inspection n’a marqué son passage dans cette direction où les dépassements sont légion.

Un avis partagé par un grand nombre de journaliers, de transporteurs, de maçons, de travailleurs dans les secteurs de l’agriculture et des services privés, à tort, de leurs salaires, victimes de licenciements abusifs, d’accidents de travail non déclarés, d’emploi sans déclarations aux assurances sociales, de congés impayés entre autres.

Hamza S. le dira en termes crus : «Que peut faire un petit salarié face à des employeurs opulents et bien introduits, surtout quand la CNAS, l’inspection du travail et toutes les autres structures locales de contrôle sont en hibernation ou font dans le positivisme inconditionnel.»

L’érosion du pouvoir d’achat et les salaires stagnants depuis 2008 ont donné naissance à Souk Ahras à des signes flagrants de disparités sociales où l’argent des petits et moyens salariés est totalement dilué dans l’argent des nouveaux nababs de la cité connus de tous et que personne n’arrive à ébranler. Un 1er Mai aux couleurs fades et aux horizons incertains.


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