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samedi, 08 août, 2020
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Après de nouvelles crues à Oued Zenati (Guelma) : Des riverains dénoncent l’absence des autorités

06 octobre 2018 à 0 h 00 min

Les citoyens habitant aux environs de la rivière de l’oued Zenati, traversant la commune éponyme, située à 40 km à l’ouest de Guelma, ont vécu dans la nuit de mercredi à jeudi derniers, une soirée bien agitée.

Plusieurs familles ont été contraintes de quitter leurs demeures pour fuir le déferlement des eaux boueuses. Jeudi vers midi, l’oued Zenati, bien qu’encore en furie dans son lit, a connu une légère décrue. Quelques heures plus tôt, dès le petit matin, une équipe de l’unité secondaire de la Protection civile d’Oued Zenati avait porté secours à une cinquantaine de familles. Une opération qui a ciblé, pour la plupart, des habitations vétustes comme constaté sur place. «La porte de ma maison a été défoncée par les eaux boueuses. Nous avons été obligés de fuir par les fenêtres. Heureusement que personne ici n’a été emporté», déclare un habitant de la cité du 20 Août 1955, située non loin de l’ancien stade communal. «À l’exception de la Protection civile, personne n’est venu s’enquérir de notre situation. Nous aurions dû être relogés depuis longtemps», concluent d’autres riverains.

À la cité des Mûriers, les habitants témoignent que les eaux n’étaient pas loin des portes de leurs maisons, bien que l’oued zenati n’ait pas envahi cet ilot à forte densité de population. C’est le même constat que nous avons fait chez des commerçants du marché aux fruits et légumes du centre-ville, qui faudrait-il le souligner n’est pas protégé contre les crues de l’oued. Ainsi, les dangers des crues à Oued Zenati sont omniprésents malgré la réalisation «mitigée» du projet de curage, de recalibrage et d’aménagement du lit de l’oued qui traverse la ville. Un projet qui a été inscrit en 2007. Une première tranche financée à hauteur de 150 millions de dinars pour l’étude et la réalisation d’un bassin dissipateur et autres canaux.

Une deuxième tranche inscrite pour un montant de 400 millions de dinars se résumait en la réalisation de collecteurs d’égouts de part et d’autre du canal en béton, ainsi que des aménagements de proximité, des routes et des passerelles. Ainsi, à l’exception de la construction du canal en béton armé, aujourd’hui visible, sur deux portions de la ville, à l’entrée sud et au nord pour protéger les habitations des crues, qui résiste tant bien que mal, notamment en aval de l’oued.

Un sentiment d’inachevé du projet en question est perçu par la population. «Le vieux canal du centre-ville mérite d’être réhabilité», nous dit-on. Et comment il en serait autrement, d’autant qu’a chaque BMS (bulletin météorologique spécial) annonçant de fortes précipitations, les riverains de l’oued, sont très souvent surpris par l’ampleur des crues en provenance de Aïn Abid (Constantine) et Aïn Regada (Guelma).



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