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mardi, 19 novembre, 2019
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Aïn Beïda (Oum el Bouaghi) : Un désastre écologique à ciel ouvert

22 juin 2019 à 8 h 30 min

A-t-on fait un constat exhaustif sur les agressions qui se font au détriment de l’environnement un peu partout dans le pays ? A-t-on proposé des solutions pour y remédier avant qu’il ne soit trop tard ? Le phénomène des ordures qui jonchent les trottoirs des rues ne soulève guère l’inquiétude des responsables locaux.

D’autres effets néfastes sont venus s’y greffer, accroissant de la sorte la menace sur notre environnement immédiat. Pour preuve, des citoyens de la ville de Aïn Beïda ont alerté les autorités sur une autre forme d’agression contre Dame nature, la création d’une décharge de déchets inertes provenant essentiellement des démolitions d’anciennes bâtisses. Là où le bât blesse, c’est que ladite décharge est située en milieu urbain, sur un terrain appartenant à l’organisme Urbaco (entreprise de Constantine spécialisée dans la construction), à proximité du pôle universitaire et des cités d’habitation.

Le ballet des camions chargés de déchets solides n’est pas près de cesser, de sorte que l’on voit se former ici et là des monticules de gravats. Un phtisiologue que nous avons contacté convient que les poussières de cette décharge peuvent être à l’origine de toutes sortes de maladies respiratoires comme l’asthme et la rhinite. D’autres sites très proches des cités et quartiers résidentiels sont, eux aussi, transformés en décharges publiques. C’est le cas particulièrement de la forêt Hamlaoui, qui surplombe la ville, et dont la partie nord a été transformée en décharge de déchets inertes. Lors de la 1re session de l’APW, qui s’est tenue récemment, tout un dossier sur l’environnement a fait l’objet d’un débat.

Ainsi, et malgré la mise en service de plusieurs CET (Centres d’enfouissement technique), la propreté dans les grandes agglomérations de la wilaya , telles Aïn Beïda et Aïn Mlila, n’est pas assurée convenablement. Il n’y a pas que le manque de moyens, comme les camions à benne et autres rétrochargeurs, considérés comme insuffisants, mais l’on déplore aussi la non implication du citoyen dans la préservation de son environnement immédiat. L’organisation de campagnes non-stop à cet effet semble salutaire pour pallier ce phénomène, dont le moins qu’on puisse dire est source de pollution.


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