Affaire Renault-Algérie à Guelma : Les victimes reviennent à la charge | El Watan
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lundi, 13 juillet, 2020
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Affaire Renault-Algérie à Guelma : Les victimes reviennent à la charge

29 juin 2020 à 9 h 32 min

L’affaire du concessionnaire Hadj Khelifa Renault de Annaba et son employé à Guelma ne finit plus de faire des mécontents chez les victimes.

Hier dimanche, les plaignants se sont rassemblés face à la cour de justice de Guelma, dans un sit-in banderoles à la main où l’on pouvait lire : «Nous demandons l’intervention du ministre de la Justice, garde des Sceaux. Les victimes de Renault Hadj Khelifa demandent l’ouverture d’une enquête approfondie».

En effet, cette affaire qui défraie la chronique à Guelma depuis plus de deux années déjà, a encore jeté l’anathème. «Cela fait deux années et demie que nous réclamons justice. Nous sommes plus de 170 victimes des agissements du concessionnaire Renault Hadj Khelifa et de son employé responsable du point de vente à Guelma.

Nous sommes ici aujourd’hui pour dénoncer le rendu du jugement de mercredi dernier», déclarent à El Watan des victimes. Et de préciser : «C’est le rendu de jugement de mercredi dernier qui nous a incités à ce rassemblement. Ce qui nous intéresse en premier lieu, ce sont les dédommagements. Hadj Khelifa et son employé ont été reconnus coupables conjointement d’abus de confiance et escroquerie. Ils nous ont vendu des véhicules fictifs. Aujourd’hui, les dédommagements, si l’on se réfère au prononcé, doivent se faire à parts égales entre les coaccusés contrairement aux jugements précédents, première et deuxième instance.

Et nous savons que l’employé n’a pas les moyens de dédommager». Notons également qu’un émissaire des victimes a été reçu dans la même matinée par le procureur de la République près la cour de Guelma : «Ce que nous pouvons vous dire à ce sujet, c’est qu’il nous a assuré que des mesures seront prises en la circonstance et que nous victimes avons le droit d’adresser la liste des points que nous jugeons abusifs et en notre défaveur».

Pour rappel, les mêmes victimes de cette affaire avaient observé en lieu et place un sit-in en octobre 2019 où ils dénonçaient déjà des dysfonctionnements. «Chacune des victimes a reçu, un mois après le jugement, une notification puis un jugement avec une grosse exécutoire.

Ce que je peux vous dire à ce sujet, c’est qu’il y a eu par la suite une lenteur dans l’exécution du jugement, notamment auprès du tribunal de Annaba. Les biens de Hadj Khalifa devaient être liquidés pour permettre le dédommagement.

Chose qui n’a pas eu lieu avec l’arrêt de la procédure», a-t-on confié à El Watan ce jour-là. Jusqu’à aujourd’hui, les mêmes craintes persistent.



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