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Tipasa : Des projets virtuels pour des citoyens méprisés

09 octobre 2019 à 9 h 00 min

Des projets stratégiques, de surcroît hautement importants, à caractère national et régional, vitaux pour le développement économique, inscrits et financés par l’Etat au profit de la wilaya de Tipasa, avaient été annoncés en grande pompe par les Premiers ministres, les ministres et les walis désignés et installés par Bouteflika.

Ces projets s’avèrent en réalité virtuels. Certains n’avaient même pas fait l’objet d’études sérieuses. Alors que la fin de l’année 2019 approche à grands pas, les fonctionnaires locaux de l’Etat ne s’intéressent pas à la situation. C’est la fuite en avant des décideurs depuis le début de la Révolution du sourire, le 22 février dernier.

Le barrage de Kef Eddir, qui devait être achevé en décembre 2014, en dépit de la réévaluation de son coût qui dépasse 32 milliards de dinars, l’ex-chef de l’Exécutif de la wilaya de Tipasa avait reconnu qu’en plus des administrés de 11 communes de la wilaya, leurs compatriotes de 500 hameaux épars au niveau de la partie ouest de la wilaya de Tipasa attendent impatiemment la mise en service de l’AEP (alimentation en eau potable) à partir de ce barrage d’une capacité de stockage de 125 millions de m3. Etrangement, les ex-hautes autorités du pays n’avaient pas inscrit le marché relatif au transport de l’eau depuis ce barrage pour les APC concernées.

Il a été décidé alors en haut lieu d’attribuer ce marché inhérent à la réalisation et la mise en place du réseau de transfert de l’eau d’un linéaire de 110 km à l’entreprise de Haddad Ali, emprisonné aujourd’hui avec les autres membres du gang.

L’AP (Autorisation programme) de ce nouveau projet, inscrit le 3 avril 2017 avant sa réévaluation, s’élève à 25 milliards de dinars. Il devrait être achevé le 25 octobre 2020.

Impossible de respecter le délai. A l’instar des autres projets importants, le barrage Kef Eddir ne bénéficie même pas d’un suivi et d’un intérêt du wali ou du ministre des Ressources en eau. Erigé à l’extrême sud-ouest de la wilaya, Cosider avait été chargée de le réaliser.

C’est un superbe joyau à l’abandon qui ne fait que stocker l’eau. A présent, c’est un projet inachevé. L’autre projet relatif à la construction d’une SDEM (Station de dessalement d’eau de mer) de Oued Sebt, d’une capacité de production de 200 000 m3/jour, visité par Chakib Khelil et ses homologues du département des Ressources en eau attend toujours.

A la suite de la résiliation du contrat avec Biwater Construction Ltd/ Arcofina le 27 juin 2009, ce projet a été relancé par les responsables algériens afin que sa réalisation s’effectue selon un partenariat triangulaire, qui concerne Algerian Energy Company (36%) ; Sonatrach/Aval (34%) ; Sonelgaz (15%) et enfin l’ADE (15%). Le projet est abandonné.

Le troisième barrage de la wilaya, projeté sur le site de Taourira, devait être réalisé sur les hauteurs situées entre les localités rurales de Hadjret-Ennous et Messelmoune, avait fait lui aussi l’objet de moult déclarations officielles, avec la promesse de son inscription dans la loi de finances de 2015. En fin de compte, il n’en fut rien.

Les promesses non tenues par les décideurs avaient suscité la déception des populations des zones déshéritées de la wilaya. La liste est encore longue. Nous y reviendrons.


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