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La Santé à Tipasa : Un secteur qui n’intéresse pas les décideurs

08 décembre 2019 à 8 h 53 min

Avec cette affectation, des centaines de milliards de dinars durant l’ère de l’opulence, la wilaya de Tipasa avait bénéficié de la construction des établissements au profit du secteur de la santé. EHS (Etablissements hospitaliers spécialisés), EPH (Etablissements publics hospitaliers), EPSP (Etablissements publics de santé de proximité) ont vu le jour.

Les dépenses des enveloppes financières faramineuses et les travaux de construction n’avaient pas fait l’objet d’un contrôle rigoureux malheureusement. Comment expliquer l’absence de réseaux d’évacuation des eaux usées au niveau des imposantes infrastructures du secteur de la santé ? Les exemples du nouvel hôpital de Tipasa et celui de Nador confirment l’absence du contrôle dans la réalisation de ces projets stratégiques destinés pour la prise en charge des patients.

Est-il normal de bâtir des infrastructures du secteur de la santé sans prendre la peine d’installer les réseaux d’assainissement ? Une enveloppe financière de 240 milliards de centimes avait été allouée par les pouvoirs publics pour construire l’EPH au chef-lieu de la wilaya de Tipasa. Une seconde enveloppe financière, avoisinant 80 milliards de centimes, avait été affectée à ce même hôpital d’une capacité de 120 lits, pourvu théoriquement de «7 spécialités», afin d’acquérir les équipements en matériel médical, appareillage et divers plateaux techniques.

Par ailleurs, à la suite de la publication d’une information (El Watan du 27 novembre 2019), les gestionnaires par intérim de la DSP avaient engagé des travaux pour trouver la meilleure voie afin de pourvoir cet EPH d’un réseau d’évacuation de ses eaux usées. L’autre infrastructure du secteur de la santé victime de cet «oubli», le nouvel EHS Psychiatrie de Nador. La wilaya de Tipasa avait mobilisé 6 ha dans la commune de Nador pour construire cet hôpital psychiatrique, d’une capacité de 120 lits. Les travaux avaient démarré en 2006.

Une enveloppe financière d’un montant de 800 millions de dinars avait été allouée dans un premier temps, avant sa réévaluation. Le ministère des Finances avait versé 350 millions de dinars pour le paiement de l’étude et de la construction de l’hôpital. Cet EHS, constitué de 11 grands pavillons, est dépourvu de réseau d’assainissement. Il est inutile de relater l’état des équipements de radiologie vitaux pour les examens des patients qui demeurent en panne dans la wilaya pour les uns, alors que les autres équipements sont à l’arrêt en raison de l’absence du personnel spécialisé. L’école de formation paramédicale de Hadjout, construite et équipée depuis des années, moult fois inspectée par les ministres de la Santé et les walis respectifs, sauf celui en place actuellement, est en «jachère».

La santé, un secteur du second collège vit dans un état de délabrement. Il n’intéresse pas les décideurs. L’immobilisme des «chefs locaux» de Tipasa devra inciter les hautes autorités du pays à intervenir compte tenu de l’urgence. La santé des populations de la wilaya de Tipasa et les conditions de travail des personnels des infrastructures du secteur de la santé ne semblent pas susciter l’inquiétude auprès des commis de l’Etat parrainés. Quant aux hôpitaux construits sans leurs réseaux d’assainissement, ce volet mérite une enquête exhaustive. Les deniers publics consacrés pour ces travaux avaient bel et bien été consommés. Le ministère de la Santé n’a pas pris la peine de doter la wilaya de Tipasa de son représentant depuis des mois.



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