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Bou Ismaïl (Tipasa) : La problématique de la réutilisation des eaux traitées

16 octobre 2019 à 9 h 00 min

L’institution du Pr Yassa Nordine (CDER, ndlr) a organisé la 1re Conférence internationale pour cette année 2019, rencontre ayant réuni des chercheurs algériens avec leurs homologues venus des différents pays, inhérente à l’utilisation des technologies durables dans l’épuration et le traitement des eaux usées.

L’UDES (Unité de développement des équipements solaires) de Bou Ismaïl abrite cet événement scientifique durant 3 jours à partir du 14 octobre.

A l’issue de leurs interventions programmées, les experts et chercheurs avaient débattu plusieurs thèmes à l’issue des conférences, en dévoilant chacun les résultats de son expérience.

L’Algérie, un pays-continent vit avec le stress hydrique. Si les pouvoirs publics avaient investi dans la construction des SDEM (Stations de dessalement de l’eau de mer) et des STEP (Stations d’épuration des eaux usées), la culture de la réutilisation des eaux traitées par les utilisateurs n’existe pas en Algérie.

«L’UDES a atteint des objectifs intéressants en matière de recherche dans le traitement des eaux polluées et traitées par les STEP. L’économie de l’eau est vitale pour notre pays, elle devra être utilisée judicieusement.

Les SDEM sont énergivores, nous devons utiliser aussi les énergies renouvelables pour ces équipements, néanmoins, l’eau traitée est considérée hélas par nos compatriotes impure (najassa, ndlr), au moment où d’autres pays utilisent ces eaux traitées par les STEP et les SDEM», conclut-il amèrement.

Contactée par nos soins, l’universitaire et chercheure tunisienne Pr Khouni Imen, précise : «Depuis des années, nous travaillons sur le domaine du traitement des eaux usées. Actuellement, on axe nos recherches dans le traitement des eaux recyclées pour leur réutilisation, afin que cette eau ne soit pas rejetée dans la nature.

Nous adoptons les technologies innovantes pour obtenir un maximum de traitement et une excellente qualité de l’eau traitée, je veux dire l’eau industrielle, l’eau agricole, l’eau urbaine, etc.

Notre méthode de traitement dépend de l’origine de l’eau déjà usée, il s’agit des eaux brutes, on s’arrange pour utiliser les moyens de traitement, tels que le primaire, le secondaire et enfin le tertiaire, en ce qui me concerne, je travaille surtout dans le traitement des eaux industrielles», affirme-t-elle.

Le directeur général de Gerhyd (Groupement études et réalisations hydrauliques) estime qu’un programme conséquent avait été réalisé en matière de construction des infrastructures hydrauliques, néanmoins explique-t-il, «notre pays, constitué de 1531 communes, ne dispose que de 180 Step environ, le recyclage et le traitement de l’eau s’avèrent impératifs, afin de la réutiliser dans l’irrigation par exemple. La réalisation des STEP exige des moyens financiers colossaux», conclut M. Aït-Dahmane.

Cette rencontre scientifique a eu le mérite de fructifier les échanges d’expériences vécues par les chercheurs algériens dans leurs wilayas respectives et leurs homologues étrangers, en matière de traitement et d’épuration des eaux rejetées dans les réseaux d’assainissement par les habitants et par les unités industrielles d’une part, et, d’autre part, la réutilisation de ces eaux traitées, tout en exploitant les énergies renouvelables et en respectant l’environnement.


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