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BOUFARIK

On massacre les arbres… pour dénicher les aigrettes

31 juillet 2018 à 12 h 34 min

Depuis son apparition en 2005, cet oiseau migrateur a trouvé les conditions idéales pour s’installer dans la région.

Pour dénicher l’aigrette, l’oiseau pollueur qui a envahi la ville de Boufarik voilà déjà plus de trois années et qui a pris possession sur les hauteurs de plusieurs arbres dont beaucoup de platanes dans plusieurs artères, les autorités, tous secteurs confondus, n’ont rien fait pour éliminer ou faire disparaître ce charognard qui nuit à l’environnement et à la santé du citoyen boufarikois. Depuis son apparition en 2005, cet oiseau migrateur, appelé à l’origine le «héron blanc-aigrette», a trouvé les conditions idéales pour son acclimatation au nord de l’Algérie – dont Boufarik, pour devenir sédentaire et faire ainsi partie de la faune locale – alors qu’on ne le voyait qu’à l’automne au moment des labours, picorant les insectes, dont les lombrics, le long des sillons laissés par le soc des charrues .
Pour dénicher ce charognard, l’Epic Hadaïq de Boufarik et après le SOS lancé par les riverains, est entré en action avec une équipe à la rue Retal, pour couper toutes les branches des arbres afin de dénicher cet oiseau migrateur sur les hauteurs de ces arbres. C’est une image désolante. «Voyez toutes ces branches qui jonchent les trottoirs, regardez ces oisillons qui ne peuvent pas voler, c’est nuisible. Avec cette puanteur, cette rue est devenue un poulailler à ciel ouvert», nous confie un des passants de la rue Retal. Et d’ajouter : «Si les autorités compétentes locales ou wilayales et même les associations qui s’occupent de la protection de l’environnement s’étaient penchées sur ce phénomène d’oiseau migrateur depuis son apparition sur les hauteurs d’un seul arbre en plein centre-ville de Boufarik il y a déjà 4 années, afin de trouver une solution adéquate, aujourd’hui, on ne serait pas arrivés à cette délicate situation où plusieurs arbres centenaires ont été massacrés, même dans les maisons. Il est important de prendre dès maintenant des décisions radicales pour limiter le nombre de colonies d’aigrettes, quitte à organiser des campagnes d’abattage, essentiellement en détruisant les nids.» En attendant des solutions, beaucoup d’arbres où nichent actuellement des dizaines d’aigrettes, dépérissent, asphyxiés par les fientes de ces oiseaux contre lesquelles les riverains n’ont trouvé aucun autre moyen pour les faire fuir que d’abattre les arbres.

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