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Université de Blida 1 : Débat sur l’eau et l’environnement

20 novembre 2021 à 10 h 00 min

AAvec des événements climatiques extrêmes qui semblent de plus en plus récurrents, sécheresse prolongée, pluviométrie capricieuse, inondations…, la conception de nouveaux cursus de formation des futurs universitaires, dans les sciences de l’eau et de l’environnement, doit s’adapter aux nouveaux défis générés par les aléas de l’environnement.

Si le secteur de l’eau revêt une priorité stratégique nationale pour le pays, la formation universitaire dans les sciences de l’eau et de l’environnement en Algérie ne semble-t-il pas avoir le même enthousiasme auprès de la masse estudiantine dans nos universités.

Un problème de vulgarisation, de communication ou tout simplement cela est dû à un environnement psychologique ambiant maintenu au niveau de la première année tronc commun des sciences de l’ingénieur tendant à déclasser le statut de cette importante spécialité aux yeux des étudiants !

Et pourtant, parler de l’eau, c’est parler d’un secteur névralgique pour le pays. Pour briser la monotonie «communicationnelle» et sortir des schémas classiques des portes ouvertes via lesquelles on informe généralement le public étudiant, le département des Sciences de l’eau et de l’environnement (SEE) de l’université Blida 1 a organisé récemment une journée-débat portant sur les questions liées à l’eau et à la protection de l’environnement, où les nouveaux étudiants, deuxième année licence (L2), ont interagi directement avec des experts des sciences de l’hydraulique ainsi que d’anciens étudiants invités et qui sont déjà actifs dans le secteur socio-économique.

Communications, débats et interactions entre enseignants, étudiants et employés dans le secteur socio-économique se sont étalés sur quatre longues heures mais très accrocheuses et passionnantes tant les thématiques abordées étaient non seulement d’actualité cuisante mais hautement stratégiques dans le contexte actuel des changements climatiques.

Protection, acheminement, traitement et alimentation en eau potable, dessalement de l’eau de mer et effet de la saumure sur l’environnement.

Mais aussi, épuration des eaux, contrôle technique hydraulique, drainage et dimensionnement des ouvrages d’art, aménagement des bassins versants, hydrologie, hydrogéologie ou encore, corrections torrentielle et police des eaux, telles sont les thématiques qui ont été largement développés en présence d’étudiants soucieux par rapport aux opportunités d’emploi ou de création de leurs propres entreprises d’expertise dans le domaine des sciences de l’hydraulique.

«Une baisse de la pluviométrie qui a été constatée depuis trois décennies, avec un pic de sécheresse en 2001-2002, ajouté à cela, le phénomène de désertification des sols qui accentue la menace de sécheresse et d’évapotranspiration, en particulier dans l’ouest algérien, a généré une véritable situation de stress hydrique en Algérie. Si nous prenons aussi le phénomène de la croissance de la demande en eau qui a été multipliée par quatre en quarante ans, notamment dans le nord du pays et dans les zones urbaines, le recours au dessalement s’avère plus qu’une nécessité», défend le Pr Bessenasse Mohamed, enseignant chercheur au département des sciences de l’environnement et de l’eau de l’université Blida1.

S’adressant directement aux étudiants, le professeur Boualem Remini, expert dans la thématique de l’envasement des barrages et les phénomènes d’érosion, a lancé de vive voix : «Maintenant, le tour est à vous. Ce n’est plus nous. Nos anciennes formules et équations dans le dimensionnement des ouvrages d’art ne sont plus aussi pertinentes et précises qu’elles ne l’étaient, il y a quelques décennies car, les données climatiques ne sont plus parfaitement les mêmes. C’est à vous de produire de la nouvelle connaissance».

Rappelant de passage la catastrophe de Bab El Oued (Alger) le 10 novembre 2001, un intervenant a longuement sensibilisé l’auditorat sur la nécessité de former des ingénieurs de terrains maîtrisant le volet dimensionnement des ouvrages d’évacuation des eaux pluviales, parce qu’à la base et à titre d’exemple seulement, la catastrophe de Bab El Oued est due principalement à un problème de maintenance du réseau mais plus précisément à un problème de sous-dimensionnement des conduites.

M. Benzerga


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