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Etterkrib (Sonelgaz) : L’affaire de l’avocate «ressuscitée»

10 septembre 2019 à 8 h 53 min

C’est l’histoire d’une avocate conventionnée par l’entreprise et à laquelle le PDG d’Etterkib a accordé des largesses pécuniaires en contradiction avec la réglementation en vigueur.

Une convention de travail pour une durée de trois ans et sans période d’essai, des honoraires forfaitaires de 80 000 DA par mois, et ce, en dehors des autres honoraires liés aux affaires traitées, une indemnité kilométrique de 20 DA/km.

En plus, à peine deux mois après la signature du contrat de l’avocate engagée en 2007, le PDG d’Etterkib de l’époque, Mohamed Chikhaoui, «s’est permis de procéder à des modifications dans la convention de travail». Il a porté sa validité de 3 ans à 5 ans  ! L’indemnité kilométrique passe à 30 DA/km et le montant forfaitaire mensuel est relevé à 100 000 DA ! «En plus, un avenant a été ajouté dans la convention, prévoyant qu’en cas de rupture du contrat de travail, l’avocate devrait percevoir 100 000 DA mensuellement, pendant une période de cinq ans svp ! C’est carrément de la folie», dénonce Mustapha Berkati, ancien cadre dirigeant à Etterkib et membre du conseil d’administration de cette entreprise, dont le siège est situé à Boufarik, dans la wilaya de Blida.

Il qualifie cette convention de «douteuse, d’anormale et de non conforme à la réglementation». Et de détailler : «Avant de présenter cette convention, il est important de noter comment l’ex-PDG a manœuvré l’organisation de la société afin d’agir en toute tranquillité. Pour ce faire, le service contentieux a donc été déplacé de la DRH vers la direction générale, en créant une structure juridique, en date du 17/04/2017, sans passer par aucune commission, alors que toute modification dans l’organisation doit avoir l’aval du conseil d’administration.» Mais le dénonciateur regrette le silence radio des autorités compétentes de l’époque. «Au moment des faits, soit en 2017, j’avais dénoncé ces dépassements en écrivant des rapports détaillés à la tutelle, en vain», rappelle-t-il.

Le comble est que l’avocate en question n’avait pas fait ses preuves, selon notre source. «J’atteste qu’elle était nulle. En plus, elle a fait un passage non concluant au ministère des Finances.

N’ayant pas pas réussi à gagner quatre simples affaires, elle a vu son contrat résilié. J’ai sollicité le ministère en question, à travers un écrit, et j’ai eu son appréciation sur l’avocate. La question que tout le monde se pose à Etterkib est : sur quelle base a-t-elle été recrutée et pourquoi lui avoir accordé autant d’avantages, alors que des salariés expérimentés et qualifiés de cette entreprise ne bénéficiaient pas de telles promotions vertigineuses et de tels avantages ?» Mustapha Berkati pose la question, mais semble avoir la réponse. «L’avocate aux avantages d’une marquise aurait des liens avec l’entourage de Tayeb Louh, c’est du moins ce qu’elle prétendait», insiste-t-il.

Il a déposé plainte par rapport à cette affaire et d’autres concernant toujours des dépassements à Etterkib. «La justice commence à bouger, et tant mieux. En fouinant dans les affaires d’Etterkib, il y a sans doute un arrière-goût de la îssaba. Et je suis prêt à apporter mes témoignages aux instances judiciaires concernant cette affaire et d’autres liées à des détournements et à la dilapidation de deniers publics dans cette filiale de Sonelgaz», conclut le dénonciateur.


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