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Bougara (Blida) : Création du premier syndicat national autonome des conseillers de l’éducation

13 juillet 2019 à 9 h 00 min

Une première dans le secteur de l’Education nationale. Les conseillers de l’éducation, dont le nombre dépasse les 7500 à travers le territoire national, ont désormais leur syndicat.

Appelés dans le passé «surveillants généraux», des représentants de ces derniers, venus de trente wilayas du pays, se sont rencontrés récemment à Bougara, à l’est de Blida, pour la création du premier Syndicat national autonome des conseillers de l’éducation (Snace), et ce, avant d’élire Karim Marhoum, de la wilaya d’Oran, en tant que président. Le mot d’ordre était «la nécessité de défendre les intérêts moraux et socio-professionnels du conseiller de l’éducation».

Abderazak Bahri, exerçant dans un lycée à Beni Tamou (w. de Blida), membre fondateur de ce syndicat et l’un de ses vice-présidents chargé des relations extérieures, insiste sur le fait que les autres syndicats des travailleurs de l’Education nationale n’arrivaient pas à prendre en charge toutes les revendications des conseillers de l’éducation vu l’existence de plusieurs corps dans le même secteur (enseignants, censeur, économes, conseillers…).

«Dorénavant et avec notre nouveau syndicat, on pourra se consacrer uniquement à notre corps. Notre dada est la réhabilitation des catégories des conseillers de l’éducation, défendre leurs droits, comme le reclassement et la promotion dans la carrière. Fixer la nature de leurs missions figure aussi parmi nos priorités afin de leur éviter une polyvalence contraignante et non reconnue à travers un classement bien défini en fonction de leur apport professionnel et pédagogique», insiste notre interlocuteur, lequel reconnaît que ce métier est presque boudé lors des concours internes vu qu’il n’offre pas assez d’avantages alors qu’il est contraignant.

«On assiste au phénomène lié au refus de postuler au poste de conseiller de l’éducation. Rien que dans la wilaya de Blida, sur 80 postes disponibles, on recense seulement dix postulants. Si on arrive à convaincre la tutelle pour améliorer, à l’avenir, nos conditions actuelles de travail, ce problème sera certainement résolu», reconnaît Abderazak Bahri.

Le logement de fonction, sacré casse-tête !

Le problème du logement de fonction a été aussi abordé. Un droit pour cette catégorie de fonctionnaires, souvent bafoué. «Vu la nature de notre travail, habiter au sein de l’établissement où on exerce nos fonctions est une nécessité, car on doit être présent en cas de besoin, même après les horaires de travail réglementaires. Nous avons donc une grande part de responsabilité sans pour autant avoir les conditions de travail adéquates», ajoute Abderazak Bahri.

Et de poursuivre : «Malheureusement, plusieurs logements du secteur de l’Education sont ou bien occupés par des retraités, ou par des personnes n’ouvrant pas droit à ce type de logement. Il est temps que la tutelle réagisse. Entre-temps, on devra penser à octroyer une prime de loyer aux conseillers de l’éducation qui louent des maisons avec leur propres moyens».

Parmi les autres points concernant le syndicat en question, il faut convaincre la tutelle à donner la possibilité aux conseillers de l’Education à accéder au poste de directeur de collège (CEM) à travers une promotion pour les personnes expérimentées et ayant fait leurs preuves sur le terrain. M. B.


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