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Site AADL Koreichi de Réghaïa : Rassemblement des souscripteurs devant la direction de l’AADL

13 août 2020 à 9 h 21 min

Une centaine de souscripteurs au logement AADL ont organisé hier un rassemblement devant la direction de l’AADL à Saïd Hamdine.

Ces citoyens frondeurs ont reçu leurs décisions d’affectation au niveau du site Koreichi «1400 logements» dans la commune de Réghaïa, et ce, depuis 2019. Sauf que mis à part les immeubles dont les travaux ont été complètement achevés, aucun autre aménagement n’a été réalisé.

A l’origine donc de cette démonstration de rue, les travaux de viabilisation qui ont cumulé beaucoup de retard. «Hormis les immeubles dont les travaux ont été complètement achevés, les autres travaux qui concernent les aménagements des espaces communs n’ont pas été réalisés», confie un bénéficiaire, et d’expliquer : «Au départ, l’entreprise a lancé les travaux qui ont atteint un taux d’avancement ne dépassant pas les 20%. Quelque temps après, les travaux se sont arrêtés.»

En effet, la cité est toujours dépourvue d’espaces verts, d’éclairage public, de niches pour les installations électriques et surtout de réseau d’assainissement, «les affectations définitives nous seront remises au mois de novembre. Au train où vont les travaux, il sera impossible pour nous d’occuper les lieux», déplore-t-il. D’après un représentant de ces citoyens bénéficiaires, «le retard qu’enregistrent les travaux est dû au fait que l’entreprise réalisatrice n’a pas reçu de la part du bureau d’études les plans des travaux d’aménagement. Ce problème est certainement le résultat d’une négligence, dont nous payons le prix aujourd’hui».

Signalons, qu’en dépit du nombre important de citoyens qui ont participé au rassemblement d’hier, aucun responsable de la direction de l’AADL n’a daigné recevoir leurs représentants. «Nous avons essuyé un refus catégorique. Même nos représentants ont été empêchés d’entrer dans l’enceinte de la direction de l’AADL», fulmine-t-il. Selon notre interlocuteur, la direction de l’AADL aurait reçu des instructions du ministère de la tutelle, interdisant de recevoir quiconque en ces temps de «pandémie». Outre ce problème des aménagements extérieurs, les futurs habitants sont confrontés à un autre de taille.

Celui de la pollution qui émane d’un affluent de l’oued El Hamiz. «La cité a été construite sur les rives de cet affluent de l’oued El Hamiz qui est hautement pollué. Au départ, on nous a fait comprendre qu’il y aurait des solutions pour limiter les désagréments et les nuisances qui émanent de l’oued. Cependant, rien n’a été fait», font savoir les bénéficiaires. En attendant que les autorités tiennent leurs promesses, la cité est littéralement assiégée par les moustiques et autres insectes nuisibles. «L’odeur insupportable qui se dégage du cours d’eau et la prolifération d’insectes et autres rongeurs nuisibles nous rendront la vie difficile dans la cité», prédisent-ils.

Les déversements anarchiques qui se font à partir de la zone industrielle de Réghaia participent à la dégradation du cours d’eau qui est devenu, au fil du temps, un réceptacle pour toutes sortes de pollution. Le cheminement naturel de cet oued fini en mer, en passant par le lac de Réghaïa, qui est une zone humide protégée. «Pour préserver la zone humide, il faut commencer par régler le problème des déversements en amont, c’est-à-dire au niveau de l’oued.

Cela permettra de régler notre problème ainsi que celui de la zone humide de Réghaïa», concluent-ils. Nous avons tenté de prendre attache avec les responsables de l’AADL pour plus d’explication sur les cas de ces citoyens, en vain.



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