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Revitalisation de la Casbah : L’artisanat, une activité à promouvoir

15 août 2019 à 8 h 48 min

D’après des spécialistes, la prise en charge et la promotion du volet économique dans la réhabilitation de La Casbah est un élément incontournable dans le processus de restauration.

Actuellement, La Casbah d’Alger ne connaît pas la grande affluence, comme cela est le cas des cités historiques dans d’autres pays. Selon des urbanistes et des architectes, cela est dû à l’absence d’attractions. En somme, la médina est figée dans une léthargie déconcertante par manque d’activités économiques. Aujourd’hui, il ne reste qu’une poignée d’artisans qui continuent d’exercer et tiennent à leur métier par passion. Ils se sont fixé l’objectif de pérenniser leurs métiers et de préserver le patrimoine historique et culturel, mais aussi un pan de l’identité du peuple algérien.

Ce constat alarmant doit impérativement inciter les autorités de la wilaya et celles qui ont la charge de préserver et de promouvoir le patrimoine culturel à encourager les activités à caractère économique, telles que l’artisanat qui, faut-il le souligner, frôle la disparition. Nombre d’artisans sont découragés, comme tant d’autres, du fait des nombreuses difficultés auxquelles ils sont confrontés au quotidien dans l’exercice de leur métier. Certains se sont carrément tournés vers d’autres activités plus lucratives, telles que le commerce.

D’autres ont choisi la voie de l’informel. Pourtant, dans l’optique de l’après-pétrole, le secteur de l’artisanat en Algérie nécessite d’être dynamisé, étant donné le rôle qu’il peut jouer dans la création d’emplois et de richesses, au même titre que les entreprises à caractère économique. Témoin de l’état déplorable dans lequel se trouve La Casbah ces dernières années, un artisan qui cumule plus d’un demi-siècle d’expérience dans le domaine de la sculpture, constate que les métiers d’antan exercés dans cette cité ancienne sont en nette régression. Il estime que «l’activité en elle-même se porte bien, il y a un effort à faire dans le domaine de la commercialisation.

Il nous manque des espaces de vente dans lesquels on pourrait présenter nos produits, pour l’instant on se base sur le bouche-à-oreille», confie-t-il. Pour valoriser le patrimoine historique et culturel, les foires et salons nationaux et internationaux, bien qu’ils permettent à l’artisan de dégager un chiffre d’affaires, ne suffisent pas pour faire revivre l’activité.

La solution pour ces artisans réside dans la promotion de la destination en renforçant les activités économiques au sein même de la médina. Autrefois les activités artisanales dans La Casbah d’Alger étaient une caractéristique indissociable de la vielle médina, qui comptait des teinturiers, potiers, bijoutiers, boulangers, menuisiers traditionnels, dinandiers et autres artisans, qui excellaient dans le travail de la soie ou la fabrication de lits à baldaquins, dits «bnak el qoubba».

La Casbah d’Alger formait avec ces habitants et leurs activités du quotidien un microcosme homogène, aussi bien social qu’économique. Aujourd’hui, l’ambiance chaleureuse et la convivialité que dégageait jadis ce labyrinthe d’artisans n’est qu’un souvenir, laissant place à un chantier de restauration des vieilles bâtisses qui menacent ruine. A La Casbah, les rapports des hommes avec leur milieu ont également besoin d’être restaurés. Aucune réhabilitation de la vielle médina ne peut se faire sans la prise en compte du volet économique, qui est un élément prépondérant dans la sauvegarde de ce patrimoine séculaire. Il s’agit dans ce contexte de «revitalisation».

C’est-à-dire, d’un point de vue socio-économique, de consolider la relation entre le patrimoine architectural et toutes les activités qui gravitent autour et qui lui donnent son cachet propre, et surtout qui lui offrent une dynamique intrinsèque. Le processus conjugue la réhabilitation architecturale et urbaine du centre historique et la revalorisation des activités urbaines qui y ont lieu. La revitalisation urbaine englobe des opérations destinées au redémarrage de la vie économique et sociale d’une partie de la ville en déclin.

Les enjeux économiques de la restauration de La Casbah doivent nécessairement s’articuler autour du renforcement des potentialités d’activités dans le secteur, ainsi que de la redynamisation de la médina par une diversité économique dans le domaine de l’artisanat et de l’animation culturelle.


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