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Malfaçons au site AADL 831 lgts Ouled Larbi (Sidi Abdallah) : Les bénéficiaires exigent une commission technique

08 février 2021 à 9 h 17 min

Le site, situé à la lisière ouest de la capitale, cumule les lacunes et manque de toutes les commodités devant hisser le cadre de vie des bénéficiaires à un rang acceptable.

Les bénéficiaires de logements AADL au site des 831 de Sidi Larbi à Sidi Abdellah ne savent plus à quel saint se vouer. En effet, cela fait plus de six mois que les nouveaux habitants du site situé à 40 km à l’extrême ouest de la capitale crient à l’arnaque et dénoncent les graves malfaçons dans la réalisation des logements qui leur ont été attribués durant le mois de juillet de l’année écoulée à l’occasion de la célébration de la fête de l’indépendance. Date expressément choisie pour camoufler ce site qualifié de «honte» par des plaignants.

C’est à ce titre que les attributaires de logements ont demandé aux plus hautes autorités, à savoir le président de la République et le Premier ministre de dépêcher
une commission d’enquête technique pour constater l’ampleur des dégâts qui dépassent tout entendement. Face à cette situation, les responsables continuent de favoriser la politique de l’autruche.

«La société qui a été chargée de la réalisation de nos logements a failli à sa mission et ses engagements. Les organismes et responsables chargés du contrôle semblent
être complices au lieu de venir à bout de nos revendications. Les défauts et malfaçons sont visibles à l’œil nu, au point où la plupart des bénéficiaires ont été obligés à mettre la main à la poche pour entreprendre des travaux de réhabilitation», nous dira un membre de l’association des habitants.

MÉCONTENTEMENT

Avant-hier, les bénéficiaires sont carrément montés au créneau afin de crier leurs ras-le-bol.

A travers une action de protestation, les frondeurs sont revenus à la charge pour dénoncer le mépris affiché par toutes les administrations dûment sollicitées pour la prise en charge du site.

Ce dernier rassemblement est dicté aussi par les déclarations jugées «effarantes» du premier responsable de l’AADL, Tarek Belaribi, lors de son récent passage dans une émission de la télé publique où il s’est targué de donner une image reluisante du site en réponse à la question du présentateur.

Dans une satisfaction béate, il avait déclaré étonnement que le site dispose de toutes les commodités. Des déclarations qui ne sont pas passées inaperçues et à travers
lesquelles les habitants les ont jugées fausses et qui ne cadrent pas avec la réalité du terrain.

«Le premier responsable de l’AADL semble ne pas connaître en réalité la situation affligeante du site où nous habitons. Nous l’invitons cordialement à faire une virée pour s’enquérir réellement de la situation qui est aux antipodes de ses déclarations. Pourtant, nous lui avons envoyé plusieurs courriers à travers la filiale de gestion
Gest-immo, l’unité ouest, lesquelles sont restées sans réponse», se désole l’un des représentants.

La réaction des bénéficiaires ne s’est pas fait attendre. A travers un courrier signé par le président de l’association, Salim Ben Khaled, en date du 2 février dernier et dont le journal El Watan détient une copie, les habitants ont soulevé en premier lieu l’absence totale des services de la société Gest-Immo au niveau du site et une
liste non exhaustive qui a été envoyée au DG de l’AADL et à la direction du logement comportant plusieurs points, tels que la non-mise en service des ascenseurs, l’inexistence de sécurité et les vols à répétition, l’absence des services de l’assainissement des eaux usées, le défaut de maintenance de l’éclairage extérieur et des
parties communes, l’aménagement extérieur et les infrastructures d’accompagnement inexistants.

Ainsi, les malheureux bénéficiaires ne comptent plus s’arrêter là. Une action en justice serait même envisagée si des mesures conservatoires à l’encontre des responsables ne sont pas prises.

«Nous ne croyons plus aux promesses, nous exigeons l’intervention des commissions du CTC, celles du Laboratoire national de l’habitat et de la construction (LNHC), le Centre national d’études et de recherches intégrées du bâtiment (CNERIB), et le Centre national de recherche appliquée en génie parasismique (CGS)», a-t-on exigé.


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