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Ligne Ain Naâdja-Place du 1er mai : Les clandestins à la rescousse

22 novembre 2020 à 9 h 46 min

Les usagers des transports publics les plus affectés par les perturbations dues au coronavirus sont les clients du métro. Habitués à la facilité et à la régularité que leur prodiguait ce moyen de transport moderne et rapide, ils sont, pour la plupart d’entre eux, déboussolés depuis la fermeture de la totalité des stations.

Mais leur galère s’accentue notamment les week-ends en l’absence de bus et de taxis. Ils sont nombreux à se rabattre sur les transporteurs clandestins pour se rendre au travail ou vaquer à leurs occupations. Pour ce faire, il faut mettre la main à la poche. A Aïn Naâdja, à titre d’exemple, les habitants qui voulent se rendre au Champ de manœuvre sont obligés de débourser 500 DA, le prix augmente ou baisse selon la distance.

Ce qui n’est pas pour arranger la plupart des habitants n’ayant pas les moyens de s’acquitter d’une telle somme. «Mais c’est mieux que rien, les gens n’ont pas le choix», estime un citoyen de ce quartier. Selon lui, d’autres personnes, de simples travailleurs notamment, ont dû s’organiser pour faire de petites économies. «Au lieu de prendre une course à un tel prix, trois voire quatre personnes se partagent les frais pour payer moins cher», ajoute-t-il.

Mais le problème, pour une autre catégorie, notamment les personnes âgées, vulnérables, ainsi que ceux pressés pour se rendre à leur travail ne se pose pas que durant les week-end. Face au risque de contamination dans les bus de transport des voyageurs, où les mesures d’hygiène sont peu respectées, certains citoyens préfèrent payer cher un taxi ou un clandestin pour éviter tout risque de contamination. «Je peux bien prendre le bus à 30 DA, mais la crainte d’attraper le virus et contaminer mes parents fait que je prends le taxi, quittes à me ruiner», raconte une jeune femme, employée d’une société privée au centre d’Alger.

A l’image des résidents à Aïn Naâdja, des habitants de plusieurs quartiers, proches du tracé du métro, subissent ainsi cette situation en attendant la réouverture, tant attendue, de la ligne du métro. 

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