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Communes du centre d’Alger

Les principaux marchés informels éradiqués

01 octobre 2018 à 1 h 00 min

De grands marchés anarchiques de la capitale ont été éradiqués ces dernières semaines. Cette opération d’envergure rappelle celle de 2014, lorsque les autorités publiques ont effectué un véritable nettoyage dans différentes communes d’Alger.

Après le marché informel de Meissonier, celui longeant l’hôpital Mustapha Bacha, le bazar de Bab El Oued, le tour était aux trabendistes de la rue Bouzrina de plier bagage et de libérer les lieux. Les marchés situés en dehors des municipalités intra-muros sont rarement inquiétés ces derniers temps.

Les responsables de la capitale semblent vouloir reprendre les principales artères et places du centre-ville, longtemps squattées par les jeunes commerçants illégaux. Et le mot d’ordre n’est plus de leur interdire d’étaler leurs marchandises, mais plutôt de sévir et de procéder à des saisies.

D’ailleurs, l’on assiste rarement au jeu du chat et de la souris des mois passés. Des dispositifs de sécurité sont mobilisés à proximité des endroits ciblés, et les vendeurs, d’habitude aventuriers et téméraires, ne prennent plus le risque de déposer leurs marchandises par terre et de prendre la fuite à l’approche des policiers. «Les services de sécurité sont fermes et intraitables.

Cette fois il semble qu’ils soient décidés à en finir avec le règne des trabendistes», nous dira un habitant de la rue Didouche Mourad, ne cachant pas sa satisfaction de voir le calme et l’ordre revenir. De par le passé, l’on croyait que des marchés anarchiques incrustés dans le milieu urbain, notamment aux Trois-Horloges, à la place des Martyrs et à Meissonnier étaient «intouchables» en raison du nombre important de commerçants qui y exerçaient.

Mais il aura suffi d’une décision de la wilaya pour que ces points noirs soient supprimés. A Bab El Oued, les renforts dépêchés, il y a quelques jours, ont fini par dissuader les quelques commerçants qui voulaient faire de la résistance. Le maintien sur place à longueur de journée d’éléments de la Sûreté nationale a permis de décourager les vendeurs illégaux.

Le marché couvert sera transformé en jardin public et le bazar anarchique n’est que de l’histoire ancienne, apprend-on. Au marché FerhatBoussaad (ex-Meissonnier), la présence des policiers perdure depuis le mois de Ramadhan et leur intransigeance est telle que les trabendistes semblent définitivement déchanter.

Même du côté de Belcourt, l’on assiste à moins d’anarchie, des rues, il y a quelques années squattées, sont définitivement interdites au commerce informel.

Pour de nombreux habitants, ce genre d’opérations est conjoncturel, sachant que de nombreux espaces commerciaux illégaux avaient déjà été éradiqués et des constructions illicites démolies, mais, l’on n’a pas tardé à voir les vendeurs revenir et se réapproprier les lieux.

Tout compte fait, le commerce informel à Alger est un mal nécessaire et est prisé par bien des familles qui s’y rabattent, profitant des prix relativement abordables proposés.

Mais faute d’organisation et en raison de la démission durant plusieurs années des autorités publiques, ces marchés sont devenus de véritables dépotoirs infects où l’on écoule des produits à la qualité douteuse et on fait de la concurrence aux commerçants légaux qui paient leurs impôts et respectent scrupuleusement la réglementation.


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