Les locaux dits du «président» : Un projet vide de sens | El Watan
toggle menu
jeudi, 19 septembre, 2019
  • thumbnail of elwatan19092019





Les locaux dits du «président» : Un projet vide de sens

07 juillet 2019 à 8 h 36 min

Le projet des locaux dits du «Président» s’est avéré être un fiasco, car la majorité de ces locaux sont toujours inexploités. Cette situation est due à un certain nombre de raisons qui, préalablement, ont échappé aux initiateurs du projet.

Entre autres facteurs qui ont précipité le déclin de l’initiative, citons la situation de ces locaux qui, en majeure partie, se trouvent en dehors des agglomérations, qui plus est, difficiles d’accès. Dans certaines communes de la capitale, ces locaux ont été affectés à leurs bénéficiaires sans aucune commodité. Aucun raccordement aux différents réseaux n’a été effectué, à savoir l’assainissement, l’électricité, le gaz et l’eau potable.

Par ailleurs, la distribution de ces locaux dans certaines communes a fait l’objet de contestations par les postulants exclus. Des citoyens qui ne remplissent pas les conditions ont bénéficié de ces locaux, qui étaient destinés aux jeunes détenteurs de diplômes, en vue de créer de petites entreprises. C’est ainsi qu’on se retrouve avec des locaux exploités par des commerçants d’électroménager, ou encore des vendeurs de téléphonie mobile. Des listes de bénéficiaires ont été contestées par les vrais postulants, qui ont été écartés au profit de commerçants mercantilistes.

A Bordj El Bahri, la construction de ces locaux a été achevée il y a quelques années. Cependant, ils ne sont pas exploités. Entre-temps, ils ont subi de multiples dégradations. Afin de les maintenir dans un état permanent de salubrité, ils subissaient périodiquement des opérations de mise à niveau. Actuellement, ces locaux ont été attribués, on ne sait par quelle procédure, à une coiffeuse, une boulangerie et un vendeur d’articles de puériculture.

A Aïn Taya, les autorités locales ont tout fait pour réaliser la structure sur une parcelle qui se trouve en face d’un lycée. Contre vents et marées, et surtout contre la volonté des parents d’élèves qui ont organisé plusieurs sit-in, le chantier a été lancé, obstruant ainsi l’accès aux élèves du lycée. Sauf qu’à peine les travaux lancés, le chantier s’est arrêté net. Actuellement, la structure, au stade d’ossature, est complètement abandonnée. Ce constat négatif est pratiquement le même au niveau de toutes les communes de la capitale. En plus des locaux du «Président», les communes de la capitale ont été dotées de marchés de proximité de fruits et légumes.

Ces structures, destinées initialement à endiguer le commerce informel, ont été désertées par les marchands, qui leur préfèrent l’espace public. A Rouiba, pour ne citer que cette commune, les marchands exerçant dans l’anarchie ont été conviés à maintes reprises à rejoindre le marché de proximité. Sauf que l’isolement de la structure a contraint nombre d’entre eux à abandonner leurs étals et à rejoindre le circuit commercial informel. Cet exemple peut être généralisé à toutes les localités de la capitale. Le même problème se pose à Bordj El Bahri, Réghaïa, Heuraoua, ou encore Dar El Beïda.


S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!