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Commerce informel à Bachedjarrah : Les autorités aux abonnés absents

27 janvier 2021 à 9 h 31 min

Bachedjarrah, localité la proche banlieue du centre-ville, est en passe de devenir l’une des plus importantes plaques tournantes du commerce informel dans la capitale.

Autant dire que l’anarchie et l’insalubrité, qui s’y entremêlent dans une parfaite harmonie, ont repris de plus belle ces dernières semaines après des coups de pied dans la fourmilière donnés par les pouvoirs publics. Dans cette fraction est de la capitale, le «chassez le naturel, il revient au galop» prend tout son sens.

La réappropriation de l’espace public s’avère de courte durée puisque les vendeurs récalcitrants réinvestissent les lieux dès que l’occasion se présente, et ce, en faisant fi du respect des règles de bienséance et des lois qui régissent l’exploitation de l’espace public.

A Bachedjarrah, bien que les prix soient à la portée des petites bourses qui fréquentent ce marché improvisé et qui font, par la force des choses, maintenir son existence, il n’en demeure pas moins que l’insalubrité qui y règne et le respect des mesures sanitaires sont relégués au dernier plan.

A cela s’ajoute l’incivisme de certains marchands qui n’hésitent pas à en découdre en cas de réclamation proférée par les habitants. Mais c’est à la Glacière que l’informel bat le plus son plein, lui conférant une allure d’un capharnaüm.

«Ces pseudos commerçants viennent de localités bien loin et n’hésitent pas à imposer leur diktat. Leur témérité envers tout le monde, notamment les institutions de l’Etat donne à réfléchir», explique un collectif d’habitants de cette cité.

L’anarchie est telle qu’une simple urgence pourrait s’avérer périlleuse pour les locataires de cette cité. «Malgré les appels incessants, la question du marché informel semble être le cadet des soucis des responsables locaux», fulmine un habitant de ce quartier. En d’autres termes, ce qui y prévaut laisse entendre que l’informel devient une pure institution.

C’est à se demander si les pouvoirs publics ne semblent pas se complaire de cette situation, affichant tout bonnement un sentiment de défaitisme. «Que font les responsables locaux ? C’est la grande énigme», s’interroge le collectif de citoyens médusés. Au final, mis à part les bénéfices qui tombent directement dans l’escarcelle de ces marchands informels, quid de la quiétude des habitants ? Se demande-t-on. 


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