Le phénomène des parkings sauvages se banalise : Les automobilistes «rackettés» impunément | El Watan
toggle menu
vendredi, 27 novembre, 2020
  • thumbnail of elw_17102020





Le phénomène des parkings sauvages se banalise : Les automobilistes «rackettés» impunément

20 octobre 2020 à 9 h 48 min

Malgré moult promesses de régler le problème à travers des projets et des plans, le casse-tête des parkings sauvages subsiste encore à Alger. Pour bien des automobilistes, le plus important est de trouver où garer son véhicule et non pas dans le prix à payer.

La plupart d’entre eux n’opposent d’ailleurs plus de résistance aux individus qui débarquent de nulle part et demandent de payer à l’avance 50 ou 100 DA de droits de parking. Dans certains endroits, notamment à Alger-Centre, des énergumènes n’hésitent pas à demander à leurs «clients», voire leur exiger de ne pas dépasser 15 ou 20 minutes afin de pouvoir rentabiliser davantage leur «commerce».

Si dans certaines cités populaires, les résidants des quartiers ne sont pas soumis à l’obligation de payer le gardien de parking, dans bien d’autres agglomérations, les frais de stationnement sont inclus dans les charges mensuelles des familles. «Ils m’obligent pas à payer, mais présentent cela sous forme de service, en me réservant une place de stationnement à plein temps», nous explique un père de famille, qui dit préférer payer 1500 DA/mois que de galérer à la recherche d’une place de stationnement.

Au quartier du Ruisseau, les parkingueurs ne travaillent qu’avec les étrangers. «Ils n’osent pas demander à un originaire de la houma de payer», apprend-on auprès d’un habitant. Mais cela est loin d’être une règle. Dans des quartiers à la commune de Hydra ou au niveau de l’AADL de Bab Ezzouar à titre d’exemple, les résidents payent. «Au début, c’était 500 DA le mois, puis ils l’ont augmenté à 1000 DA», raconte un citoyen.

Selon lui, ceux qui avaient refusé de se plier à la volonté des parkingueurs illégaux étaient la cible d’actes de sabotage. C’est dire que les capacités de nuisance de ces individus sont telles que la plupart des citoyens préfèrent éviter les ennuis en l’absence des autorités publiques. A la rue Larbi ben M’hidi (ex-rue d’Isly), le projet consistant en l’installation de parcmètres est finalement tombé à l’eau. Cette opération, qui était en phase expérimentale, a finalement été abandonnée.

Elle consistait en le paiement d’un droit de stationnement de 50 DA l’heure, ce qui devait être bénéfique pour les automobilistes et pour l’APC. Actuellement, des agents portant des gilets, pour certains d’entre eux, assurent le gardiennage et l’organisation du stationnement pour 100 DA la place. Tout compte fait, la modernisation et l’organisation du stationnement ne sont pas pour demain, en l’absence de plans adaptés et d’une vision claire pour régler ce problème, qui pourrit la vie des habitants et des visiteurs de la capitale.

«Les seuls que cette anarchie arrange sont bien les parkingueurs et les voyous qui rackettent impunément de simples citoyens», s’indigne un conducteur. Selon lui, la situation empire de plus en plus maintenant que cette pratique s’est normalisée. 

Advertisements


S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!