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Les habitants de cette commune au sud-est de la capitale souffrent de l’absence d’équipements et de la dégradation de leur cadre de vie.

L’attente de la population de Baraki n’a que trop duré !

22 mars 2014 à 10 h 00 min

Une fine couche de poussière enveloppe Baraki. L’axe principal est pareil à un champ de bataille où il est difficile de marcher. Les trottoirs, refaits pourtant avec des pavés, s’étaient gondolés. Les racines des quelques arbres qui longent cette route surgissent de terre. «C’est la nature qui reprend ses droits. Ils (les pouvoirs publics) ont beau retaper ces routes, la terre nourricière ne se fait jamais oublier», signale K. Belahcène, sexagénaire attablé à la terrasse de l’un des nombreux bouibouis de cette ville, où les senteurs de la plaine ont disparu, sans que la modernité s’installe.

Le «vieux Baraki», «dessiné» par les colons, a été encerclé ces dernières années par les nombreux lotissements sortis de terre dans une commune qui compte au moins 130 000 habitants. Sur le grand boulevard Belarbi, des travaux d’assainissement sont en cours, avec tous les désagréments subis par les automobilistes et les riverains. Programmé en 2008 par la commune, qui a connu une instabilité chronique (ses deux précédents P/APC avaient été écroués pour, entre autres, détournement de deniers publics), le projet vient d’être repris par la direction des ressources en eau (DRE). «Nous avons décidé de reprendre le réseau sur une distance de 1,2 km. Il s’agit pour la direction d’éviter les risques de MTH, de rénover la conduite vétuste et lutter contre les inondations dans cette partie de la ville», signale le subdivisionnaire de l’Hydraulique, Mohamed Ouadfel.

Le boulevard sera également repris par l’APC. «Une opération d’élargissement est inscrite pour une enveloppe de 80 millions de dinars. Nous allons gagner deux mètres de part et d’autre de la chaussée. L’EPIC Edeval sera mise à contribution pour la réimplantation des arbres», précise le vice-président chargé des finances de l’APC, Mehenna Yebda.

Parmi les des grands soucis de l’APC figure le réseau routier complètement dégradé. Un projet de «reprise des nids-de-poule» est engagé pour une enveloppe de 1,2 milliard de centimes. «La superficie de notre commune est de 26 km2, d’où la difficulté de répondre aux besoins de tous les lotissements. Le projet de reprise du réseau routier est pris en charge conjointement par la wilaya déléguée, pour les chemins de wilaya (CW), et par l’APC pour les ruelles. Nous comptons reprendre par exemple l’axe prioritaire Saïd Yahiaou qui constitue un point noir. Des travaux avaient été engagés ailleurs, à Haouch Mihoub et El Ghouazi», relève le président de l’APC par intérim, Ghrib Saïd, en faisant remarquer que l’éclairage public devra être généralisé à la faveur d’une opération à laquelle une enveloppe de 14 millions de dinars a été dégagée.

Régularisations à l’arrêt

L’APC a vu sortir de terre, depuis les attributions de terrain de 1989, six nouveaux lotissements où les équipements font défaut. L’Etat a décidé de viabiliser tous ces sites, mais se pose toujours le problème de la régularisation des habitations. «Il existe au moins 7000 lots. La loi 15-08 sur la mise en conformité n’a concerné qu’une partie des quartiers. Seule une dizaine d’habitations sur les 600 soumises à la DUCH ont été régularisées par la commission de la wilaya déléguée. Le projet est relancé pour trois ans», précise M. Ghrib. L’absence d’équipements de proximité est un problème qui se pose dans cette commune du sud-est de la capitale, qui a connu des accès de colère réguliers de Diar El Baraka et de la cité Haouch El Mihoub où ont été parquées des populations «hétérogènes» venues de quartiers populaires de Oued Koreich, El Harrach et Belouizdad.

Le foncier, dilapidé pendant des années, se fait rare. Rares sont aussi les infrastructures déjà réalisées dans une commune où les jeunes sont délaissés. Les stades sont des terrains vagues dépourvus de tout. Les projets annoncés ne seront concrétisés que dans quelques années, tel ce stade olympique de Baraki, dont l’ouverture est annoncée pour fin 2015. La direction des équipements a repris le projet, confié dans un premier temps à la Direction de la jeunesse et des sports (DJSL). En attendant, la population se débrouille comme elle peut en investissant des espaces déjà aménagés, comme c’est le cas à Benghazi où un terrain vague est occupé par les jeunes et les enfants.

«L’APC a proposé à la DJSL l’homologation de cinq stades dont celui de Benghazi. Nous avons également programmé la réalisation d’une deuxième tribune au stade de Bentalha», promet le P/APC. De petites satisfactions sont néanmoins signalées : la wilaya a décidé d’aménager la cité des 2004-Logts. L’entreprise Savialk d’El Harrach, entreprise de wilaya, a d’ores et déjà engagé des travaux de réhabilitation des parties communes. «La DARC (Direction de l’aménagement des vieux quartiers, Ndlr) a engagé des opérations de ravalement des façades. La DRE (Hydraulique), a repris l’assainissement. Notons toutefois que l’OPGI de Dar El Beïda, qui doit curer les caves inondées de cette cité, ne coopère pas», précise le P/APC.

Dans cette cité livrée au début des années 80 et où rien n’est proposé à la population, des locaux du Président sont déjà exploités. «Deux locaux ont ouvert. Deux autres bénéficiaires sur la trentaine ont été mis en demeure par huissier pour ouvrir», signale M.Yebda, qui assure que l’APC a bénéficié de 168 locaux à usage professionnel, dont 68 étaient dans les ex-galeries.
 

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