Khraïcia : Les marchands envahissent la route | El Watan
toggle menu
jeudi, 23 mai, 2019
  • thumbnail of elwatan20190523

Dans de nombreuses communes, la population croît en raison des nombreuses cités qui sont maintenant habitées par des milliers de familles issues des opérations de relogement.

Khraïcia : Les marchands envahissent la route

12 avril 2016 à 10 h 00 min

A Khraïcia, non loin de Birtouta, les nombreuses cités construites récemment, connues sous le nom de «cités vertes», accueillent un nombre important d’habitants. Avec ce boom de la population, les vendeurs de fruits et légumes ont fort à faire «car il y a de l’argent à ramasser», affirme un marchand d’oranges. En effet, la route qui conduit à ces nouvelles cités, depuis l’autoroute qui mène jusqu’à Blida, est prise d’assaut par les vendeurs et leurs camionnettes. Et ces derniers ne s’arrêtent pas là.

En effet, certains se sont même construit des abris de fortune avec du bois, du plastique et même des bâches. Ce qui n’était il y a quelques mois qu’une petite vente s’est vite transformé en véritable marché à ciel ouvert. Les automobilistes en provenance de Baba Ali ou de Birtouta sont dans l’obligation de ralentir à cause des nombreux véhicules qui stationnent de chaque côté de cette étroite route.

Un conducteur qui habite dans les environs de Khraïcia affirme que si ça continue comme ça, le décor changera radicalement. «Pendant trois semaines par an, nous sommes envahis par les moutons de l’Aïd El Adha, et maintenant ce sont les vendeurs de fruits et légumes qui viennent envahir la route», dénonce-t-il.

Notre interlocuteur rapporte également que les ordures laissées par ces vendeurs s’entassent au fur et à mesure que les jours passent, «c’est vraiment inadmissible qu’ils laissent leurs déchets comme ça sur la route. Même s’il y a des détritus biodégradables, le reste représente une véritable gêne en raison des mauvaises odeurs», dit-il. Après avoir pris connaissance des lieux, il s’avère que la petite bourgade qui s’agrandit manque cruellement de moyens.

Si les mosquées fleurissent à Khraïcia et Haouch El Gazouz, le manque de commodités est flagrant. Un marché couvert avec des étals bien placés ferait le bonheur des habitants des cités. «Il nous faudrait aussi une salle de soins où les habitants se feraient soigner rapidement en attendant d’être transférés à l’hôpital», suggère un père de famille. 

 

Lire aussi

Loading...
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!