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mercredi, 03 mars, 2021
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Inondations et routes fermées dans la capitale : Le travail des collectivités locales mis à nu

09 septembre 2020 à 10 h 01 min

Les averses qui se sont abattues durant la nuit d’avant-hier et hier matin sur la capitale ont provoqué des inondations dans plusieurs localités, causant la fermeture des routes, particulièrement à Sidi M’hamed, Chéraga, Gué de Constantine, Hussein Dey, et Bordj El Kiffan.

Des trémies ont par ailleurs été inondées et des automobilistes ont été pris au piège, à l’instar de la trémie de «Ruisseau» qui s’est remplie d’eau et de boue. Cette situation a fortement impacté la circulation routière, rendant l’accès à la capitale et ses environs très difficile. Ces inondations, qui ont frôlé la catastrophe, ont mis à nu le travail des APC qui est à la limite de la négligence, sinon du bâclage, puisque la plupart des APC ont, durant le mois d’août dernier, effectué des travaux d’entretien et de curagedes réseaux d’assainissements de leurs communes. Ces travaux devaient anticiper la survenue des inondations. Mais tout compte fait, ces interventions sur la voie publique n’ont servi à rien, puisque quelques jours après, les résultats sont là !

Outre le programme d’entretien appliqué par les APC, l’Epic Asrout (Etablissement de maintenance des réseaux routiers et d’assainissement de la wilaya d’Alger) a fait preuve égalemet «d’incapacité à gérer un volet aussi important que celui d’entretenir des réseaux d’assainissement». Rappelons que l’Epic avait durant le mois d’août engagé des travaux d’entretien sur la plupart des réseaux d’assainissement de la capitale.

Ces travaux devaient prévenir les aléas qui accompagnent la saison hivernale, qui chaque année apporte son lot de désagréments. Sauf que les dernières précipitations ont mis à nu ces travaux qui ont été accomplis de manière superficielle. Sinon, comment expliquer qu’en quelques jours seulement, les mêmes avaloirs qui ont été curés se bouchent et débordent, provoquant des inondations sur d’importants axes routiers, notamment à Harraga dans la commune de Bordj El Kiffan, au boulevard Hassiba Ben Boulaïd et au noyau névralgique de la capitale, à savoir la commune d’Alger-Centre.

Malfaçons sur les réseaux d’assainissement

A Aïn Naâdja, à proximité de l’établissement Mohammed Salah Rayeh, les habitants ont dû intervenir très tôt le matin pour déboucher des regards qui se trouvent sur l’axe principal du quartier. Leur surprise était de taille quand ils ont découvert que les regards n’avaient pas de branchement. «En nettoyant les regards, nous n’avons trouvé aucun raccordement. Mis à part le regard lui-même, aucune canalisation n’a été installée», déplorent-ils. «ça, c’est la signature et la caractéristique de la îssaba (gang). Où étaient les services de l’APC au moment de la réception des travaux ?» s’interrogent les habitants, outrés par ce qu’ils ont découvert. Les habitants se demandent par ailleurs si les autres tronçons du réseau ne sont pas également truffés de malfaçons. «Il faut que les services de l’APC fassent un travail de contrôle et d’inspection. Sur tout le réseau d’assainissement, ils auront certainement des choses à découvrir», suggèrent-ils.

A Alger Plage, dans la commune de Bordj El Bahri, les avaloirs et les regards se sont transformés en geysers d’où jaillissaient de grandes quantités d’eau usées qui en s’accumulant ont envahi toute l’étendue du quartier, car la canalisation principale qui traverse la rue à partir de la cité Sntv jusqu’au quartier Ihadan est un réceptacle pour toutes les eaux usées acheminées via les canalisations secondaires des quartiers qui se trouvent en surélévation.

Fort heureusement, les eaux qui ont atteint 20 à 25 cm n’ont pas pénétré dans les maisons dont les propriétaires ont passé la majeure partie de la nuit à guetter le moindre débordement. «Cela fait plus de 30 ans que nous réclamons des travaux de réfection du réseau d’assainissement, étant donné que ce dernier n’a pas la capacité de recevoir tout le flux des eaux usées.

La canalisation principale a été changée par une autre de grande dimension, mais le problème est toujours là», déplorent des habitants d’Ihadan. En tout état de cause, il convient de rappeler que la saison hivernale n’est pas encore là. Que va-t-il se produire quand on sera aux mois de décembre et janvier ? «Ces inondations sont les prémices d’une saison qui s’annonce chaotique. Nous ne sommes qu’au mois de septembre, qu’allons-nous subir quand on sera en pleine saison des pluies ? Les autorités compétentes doivent trouver des solutions durables pour ce problème qui est devenu récurent», confie un habitant de la rue Tripoli.

Pour rappel, Météo Algérie avait émis un BMS annonçant jusqu’à 30 mm de pluie à partir de 3h du matin jusqu’à 15h de l’après-midi d’hier. D’après le lieutenant Benkhelfallah, chargé de la communication de la Protection civile d’Alger, «les inondations n’ont fait aucune victime. Il y a eu néanmoins des routes qui ont été submergées par les eaux de pluie à hauteur de 25 cm», indique-t-il.

Afin d’avoir un complément d’information sur les causes des inondations qui ont touché certains quartiers et localités de la capitale, ainsi que les mesures prises par les collectivités locales afin d’amoindrir les effets de ces inondations, nous avons tenté tout au long de la journée d’hier d’avoir les présidents d’APC des communes concernées par ces inondations, en vain.


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