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Fruits et légumes dans des camionnettes Ansej : La vente à la criée de retour à Alger

08 août 2019 à 8 h 35 min

Les marchands ambulants de fruits et légumes, proposant leurs marchandises dans des camionnettes, ont la cote à Alger. Ils sont des dizaines, voire des centaines, à parcourir les quartiers et cités, ils signalent leur présence à la criée pour inviter les habitants à venir acheter.

La plupart d’entre eux ont bénéficié de ces petites camionnettes dans le cadre de l’Ansej, mais ont dû changer d’activité pour mieux rentabiliser leurs journées. Depuis le début de la récolte des légumes et fruits de saison, ils achètent dans les marchés de gros ou directement chez les agriculteurs à Boumerdès et Tipasa et viennent vendre à Alger.

Certains se sont spécialisés dans les fruits : pastèque, melon, raisin, etc, d’autres dans les légumes : salade, betterave, concombre, poivron, etc. «ça marche bien, les gens achètent. J’écoule une bonne partie de ma marchandise en quelques heures», nous dira Salem, un jeune bénéficiaire de projet de collecte de lait, ayant, faute de choix, changé d’activité pour vendre des fruits et légumes. «C’est saturé dans mon créneau.

Alors je fais un peu de tout, je suis transporteur et déménageur, mais en saison de récolte je vends des fruits et légumes», explique-t-il. L’avantage avec ces jeunes commerçants ambulants, c’est qu’ils proposent généralement un produit frais et à moindre coût. «Je me ravitaille directement chez des agriculteurs à Tipasa. J’achète en première main, cela me permet de gagner plus et d’appliquer des prix concurrentiels», explique un autre vendeur, rencontré au quartier Debussy, à Alger-Centre.

La plupart d’entre eux ciblent les quartiers résidentiels dépourvus de marchés de proximité, les nouvelles cités dortoirs ne disposant pas d’espaces commerciaux, où ils viennent prendre le relais dans la soirée, servir les retardataires, une fois que les marchés de la capitale sont fermés.

Dans les cités, certains habitants ne se dérangent plus, au lieu d’aller au marché, ils attendent l’arrivée des camionnettes pour s’approvisionner. D’autres citoyens prennent leur temps et achètent à leur sortie du travail dans des points bien précis, où ces commerçants, illégaux mais utiles, viennent stationner quotidiennement à des heures bien précises. «Avant,c’était les charrettes tirées par les vendeurs ambulants qui vendaient à la criée. Ils ont disparu, ils sont remplacés par ces commerçants en camionnettes», dira un homme d’un certain âge, résidant au Télemly.

Dans certains quartiers d’Alger, les prix sont multipliés par deux en raison de la cherté de la location, ces vendeurs permettent aux petites bourses de ne pas se ruiner. Dans les cités fraîchement réceptionnées, les habitants dépendent entièrement de ces vendeurs. A côté de la mosquée Errahma, au centre d’Alger, une dizaine de camionnettes viennent chaque soir proposer toutes sortes de fruits et légumes. Tout compte fait, cette nouvelle activité a de l’avenir, car au niveau de la première ville du pays, l’on construit des immeubles sans les accompagner d’infrastructures commerciales.

Pour les vendeurs, utiliser leur matériel roulant acquis dans le cadre des dispositifs de l’emploi, est le seul moyen de rembourser leurs dettes auprès des banques, même s’ils ne sont pas dans leurs activités initiales. Pour ce faire, ils sont toutefois obligés de subir l’intransigeance des services de police, qui n’hésitent pas à les rappeler à l’ordre, leur activité étant informelle.


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