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Éradication des marchés informels à Belouizdad : Plus de 150 nouveaux locaux commerciaux attribués

16 janvier 2020 à 9 h 04 min

La collectivité locale de Belouizdad vise à mettre fin au commerce informel à travers la livraison de nouveaux marchés de proximité. D’autres structures commerciales sont en cours de rénovation.

Dans le cadre de l’opération de l’éradication du commerce informel, les autorités locales de la municipalité de Belouizdad ont procédé à la distribution de 152 locaux commerciaux dans des marchés de proximité, selon les déclarations faites par l’actuel président de l’Assemblée populaire, M. Lamamra, à El Watan.

Cette opération salvatrice, qui vient coiffer l’attribution des 100 locaux du Président distribués dans un premier temps, vise à éradiquer totalement le problème de l’informel, si l’on s’en tient aux garanties apportées par l’actuel maire.

Une nouvelle qui devrait en réjouir plus d’un, puisque le problème a été longtemps décrié non seulement par la population de cette commune mais aussi par les commerçants, payeurs assidus d’impôts. «Nous n’avons eu de cesse d’alerter les autorités locales sur ce problème, qui entrave notre activité. Espérant que cette opération mettra fin une fois pour toute à cette pratique illégale», déclare soulagé un commerçant de la rue Souidani Abdelkrim.

Dans cette rue commerçante et ses alentours longtemps en proie à l’informel, des étals de fortune sont installés quotidiennement par les marchands ambulants. Ils y exposent dans un capharnaüm indescriptible tout type de marchandises, entremêlant les fruits et légumes, des produits cosmétiques, des ustensiles, du textile, des jouets et autres accessoires féminins.

Bien qu’il existe dans tous les recoins de la capitale, il n’en demeure pas moins que le commerce informel à Belouizdad est un véritable cas en soit, en particulier au point névralgique commercial des mythiques marchés de Mohamed Bouguerfa (ex-Tnach) et celui de Laâquiba, et ce, malgré les récurrents coups de pied dans la fourmilière lancés par les autorités dans le passé.

Pourtant, d’autres marchés de proximité ont été inaugurés à quelques encablures du marché Bouguerfa, mais qui restent à ce jour sans activité commerciale en dépit d’octroi d’autorisations d’exploitation délivrées par les autorités locales.

Marché Makhloufi reconverti

A la rue Boualem Rouchai, le nouveau marché Makhloufi inauguré depuis cinq ans en grande pompe et dans la célérité (mitoyen à la station de métro El Hamma) a été un véritable échec… commercial. Il sera réaménagé pour accueillir un nouveau projet à caractère sportif, selon les appréhensions du p/apc.

Ces «hangars» ouverts depuis cinq années avaient pour but de remplacer le marché de Mohamed Bouguerfa, ce dernier «jugé» par les anciens responsables de la mairie dépourvu de toutes normes de sécurité pour les commerçants et les clients.

A ce jour, la majorité des locaux du marché Makhloufi demeurent fermés. A l’exception de trois échoppes ouvertes, la majorité des commerçants ne s’y sont jamais installés arguant une «absence de normes ergonomiques».

Un projet voué à l’échec, selon des indiscrétions, à cause des relations conflictuelles de l’administration locale de l’époque avec les commerçants qui exerçaient dans la légalité à Bouguerfa. Pis encore, le choix de l’endroit pour le nouveau marché s’est avéré inapproprié. «Les collectivités locales n’ont pas jugé utile d’associer les commerçants dans l’élaboration du nouveau projet, qui demeurent les premiers acteurs concernés», confie un commerçant.

Pour le p/apc Lamamra, «recaser les commerçants dans de nouveaux locaux éloignés sans passer par une étude de proximité a été une erreur. Pis encore, la rénovation du marché Tnach, qui a coûté 8 millions de dinars et dont les maîtres d’œuvre n’ont pas respecté les délais impartis, a encouragé la pratique de l’informel. L’ancienne administration était doublement contrainte de recaser les anciens commerçants à leurs places initiales, mais aussi trouver une solution pour les marchands ambulants environnants», nous a-t-il confié.

… Djabali relancé

Même constat pour le marché Djabali situé à deux ruelles parallèles de l’ancien marché mythique Tnach. Ce projet, lancé depuis l’époque où les autorités avaient amorcé une opération tous azimuts de l’éradication de l’informel, est tant bien que mal inauguré. «Les contraintes liées à la construction du marché Djabali ont envenimé la situation quant à l’informel.

Le projet, qui a été confié à Batimetal et qui a coûté 54 millions de dinars financé en majorité par la wilaya, a rencontré de multiples problèmes d’ordre administratif et matériel. Désormais, le projet est fin prêt et les acquéreurs devront rejoindre leurs boutiques dans les jours à venir. Les marchands récalcitrants qui rechignent d’y exercer seront mis en demeure et nous procéderons à de nouvelles réaffectations dans les jours à venir», a conclu
M. Lamamra. 



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